Remonter :
"Des analyses faites par des experts indépendants ont été présentées par Greenpeace au gouvernement français. Elles démontrent la vulnérabilité de ces transports en cas d'accident ou d'attaque terroriste (1). Les propres analyses de l'autorité de sûreté du nucléaire prouvent que les containers de plutonium seraient détruits s'ils étaient touchés par une roquette ou un engin explosif. L'industrie nucléaire joue une stratégie à haut risque avec la vie de millions de personnes" déclare Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace France.
En dépit des déclarations d'Areva présentant ce transport comme une contribution au programme de réduction des stocks militaires de plutonium (Accords Start 1 et 2), la réalité est que ce plan, visant à utiliser les 68 tonnes de plutonium dans des réacteurs nucléaires américains et russes, augmentera massivement les risques de prolifération. La Russie à elle seule continue à retraiter les combustibles nucléaires usagés en produisant 3 tonnes de plutonium chaque année et a prévu de produire 200 tonnes supplémentaires sur les 30 prochaines années. Areva dispose quant à elle de 70 à 80 tonnes de plutonium stockés à l'usine de La Hague et cette quantité croît de 8 à 10 tonnes chaque année.
"Areva produit chaque jour l'équivalent de 4 bombes atomiques. Le président Chirac s'inquiète légitimement de la prolifération en Corée du Nord. Il ne peut pas en parallèle laisser Areva accroître les risques liés à la prolifération à des fins d'activité qui sont purement commerciales. Le plutonium doit être traité comme un déchet nucléaire et non comme une ressource servant à alimenter des réacteurs nucléaires" a conclu Yannick Jadot, directeur des campagnes à Greenpeace France.