Guide COSMETOX : parceque vous le valez bien !
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Paris, France —
A l'occasion de la fête des mères, Greenpeace lance son guide Cosmétox.
Ce nouveau guide de Greenpeace a un double objectif :
- informer les consommateurs sur la présence de substances dangereuses
pour leur santé et pour l'environnement dans les produits qu'ils
utilisent quotidiennement
- interpeller massivement les fabricants de ces produits, (entreprises
de cosmétologie et de parfumerie), sur la question de l'utilisation de
ces substances toxiques dans le contexte de la réforme chimique
européenne REACH (Enregistrement, Evaluation, Autorisation des
substances chimiques).
Ce projet "Reach" passera en première lecture au parlement européen à
la fin de l’année. Il constitue une opportunité historique de
progresser vers une nouvelle logique de précaution et de favoriser
l'utilisation de substances inoffensives pour notre santé. "A
condition que nos décideurs politiques comprennent le devoir impérieux
qui leur incombe de transformer REACH en outil d’action tourné vers la
substitution des substances dangereuses" avertit Yannick Vicaire, chargé de la campagne Vigitox à Greenpeace France.
Le guide Cosmétox liste les principales marques de cosmétologie et de
parfumerie disponibles sur le marché français et les classe en vert,
orange et rouge selon les réponses données par les fabricants à
Greenpeace sur le contenu chimique des produits qu’ils commercialisent.
Plusieurs analyses viennent compléter et valider ce classement : on
découvre entre autres que les produits destinés aux enfants sont ceux
qui contiennent les molécules les plus controversées (shampoing DOP,
lait Mustela).
Parmi les substances chimiques préoccupantes contenues dans les
cosmétiques, on peut citer les phtalates, les muscs synthétiques, et
les alkylphénols. Ces composés, tous persistants et bioaccumulables,
présentent des propriétés toxiques qui ne sont pas sans conséquences
sur la santé (comme la perturbation du système hormonal ou des
atteintes à l’appareil reproductif).
Actuellement, la Directive Cosmétiques qui réglemente ces produits
présente de nombreuses lacunes et repose sur des seuils fixant des
"risques acceptables". Greenpeace revendique aujourd'hui le droit des
consommateurs à être informé en toute transparence de la toxicité des
produits utilisés en cosmétologie. "En
diffusant ce guide massivement, nous souhaitons aujourd'hui alerter les
consommateurs sur la potentielle nocivité des produits qu'ils se
mettent sur la peau. Aucune information sur cette question n'est
mentionnée sur l'emballage et le consommateur aujourd'hui n'a d'autre
choix que de faire confiance aux fabricants. Ces derniers en profitent
et se cachent derrière des réglementations permissives ! Ils doivent
maintenant prendre leur responsabilité et s'assurer de la totale
innocuité de leurs produits en s'engageant à substituer les ingrédients
à risques par des alternatives totalement sûres pour notre santé", déclare Véronique Papon, chargée de campagne éco-consommation à Greenpeace France.