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Deux activistes à bord du porte-avions Clemenceau, à 50 miles 
nautiques des côtes égyptiennes, brandissant une banderole "Pas 
d'amiante en Inde".

Deux activistes à bord du porte-avions Clemenceau, à 50 miles nautiques des côtes égyptiennes, brandissant une banderole "Pas d'amiante en Inde".

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Paris, France — Les autorités égyptiennes refusent toujours de laisser le navire pénétrer dans leurs eaux territoriales tant que les autorités françaises n'auront pas été capables de présenter les documents officiels stipulant que le navire respecte les critères de la convention de Bâle. Participez à notre cyberaction

A l'heure actuelle, le bateau est toujours situé hors des eaux égyptiennes et les deux militants de Greenpeace sont toujours positionnés sur le mât du navire. Equipés et terminés à tenir, ils resteront jusqu'à ce que la France reconnaisse enfin sa responsabilité dans le désamiantage du navire et rappelle le Clemenceau dans le port de Toulon.

Du côté des autorités égyptiennes comme du côté des associations opposées à ce départ, la convention de Bâle reste et doit être la seule et unique base légale sur laquelle s'appuyer pour statuer sur l'avenir du bateau. Aussi, en l'état, le navire ne peut pas et n'est pas autorisé à franchir le canal de Suez.

"Chaque heure qui passe enferme un peu plus la France dans une position intenable. Nous nous interrogeons d'ailleurs fortement sur le jusqu'ou-bitisme du ministère de la Défense qui non content d'avoir entraîné la saisine de la cour Suprême indienne, pousse maintenant le gouvernement dans des relations difficiles avec les autorités égyptiennes. Au niveau national, nous espérons également une prise de position forte du ministère de l'Environnement qui doit monter au créneau pour que cesse cette mascarade. Ni l'Inde, ni l'Egypte, ni les pays limitrophes  ne doivent subir et assumer les errements du ministère de la Défense français," déclare Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France.        

"Le président et le rapporteur de la mission parlementaire sur l'amiante Jean Le Garrec (PS) et Jean Lemière (UMP) ont écrit le 11 janvier au Premier ministre pour lui faire de leurs préoccupations concernant les péripéties du traitement du porte-avion et les conséquences à en tirer (1), rappelle Annie Thébaud-Mony, porte-parole de Ban Asbestos. Moins de deux mois après la prise de position des sénateurs sur la question (2), cette interpellation du Gouvernement par les députés fait échos à l'émotion et l'indignation que suscite la balade du Clemenceau dans l'opinion publique française et internationale. La France doit apporter immédiatement une réponse politique et morale forte pour sortir de cette crise."       

Notes:
(1) - lien
 (2) - http://www.lesechos.fr/info/medias/200064848.pdf