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Une vingtaine d'activistes de Greenpeace participent à un die-in 
devant le ministère de la défense pour dénoncer l'attitude de la 
France dans l'affaire du Clemenceau - Intervention des forces de 
l'ordre.

Une vingtaine d'activistes de Greenpeace participent à un die-in devant le ministère de la défense pour dénoncer l'attitude de la France dans l'affaire du Clemenceau - Intervention des forces de l'ordre.

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Paris, France — Alors qu'en Inde la plupart des syndicats de travailleurs réclament le retour du Clemenceau en France, l'Etat français, à travers son ministère de la défense, continue d'afficher le plus profond cynisme sur ce dossier. C'est pourquoi une vingtaine d'activistes de Greenpeace ont participé à un die-in devant le ministère de la défense alors que s'y tennait le point presse de son porte parole. Revêtus de combinaisons blanches marquées du message "l'amiante tue" et d'un drapeau indien, ils veulent symboliser l'évidence : le Clemenceau est mort mais l'Etat français se moque qu'il fasse de nouvelles victimes.

Ecoutez l'interview de Yannick Jadot (mp3)

"Nous sommes là pour dénoncer la gestion froide et cynique de ce dossier par le ministère de la défense. Ce n'est qu'exercices de communication, de pseudo annonces, de non-réponses sur les questions de fond" déclare Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. "La réalité de la politique française sur ce dossier, c'est le mépris pour les travailleurs indiens, la violation du droit international, la négation du droit à l'information défendu par le TGI de Versailles !"

"Les syndicats de travailleurs en Inde et en France rappellent que le besoin vital de travailler se justifie en rien que les droits du travail, la santé, la sécurité et l'environnement des travailleurs soient bafoués. Comme l'opinion publique, ils sont mobilisés pour que ce poison flottant n'arrive pas en Inde" ajoute Yannick Jadot. "Interpellé il y a deux semaines par les victimes de l'amiante, le Président de la République Jacques Chirac ne s'est toujours pas exprimé sur ce scandale. Quelles valeurs incarnera-t-il lors de son voyage officiel en Inde ?"

D'autre part, la Commission européenne vient d'annoncer qu'elle enquête sur la légalité de l'envoi du Clemenceau en Inde et va donc très rapidement demander des explications formelles au gouvernement français. La Commission européenne précise que si la France donne des explications jugées insuffisantes, elle s'exposerait à une saisine de la cour européenne de Justice et donc à d'éventuelles sanctions. Elle rajoute que l'envoi du Clemenceau pourrait constituer une infraction à la législation sur le transports des déchets dangereux.

Cette enquête européenne renforce la demande de Greenpeace : La France doit respecter la convention de Bâle. Pour cela, elle doit rapatrier le Clemenceau afin qu'il soit désamianter en France.