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Entrée en vigueur en 1992, elle concerne « le contrôle des
mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur
élimination ». Elle est signée entre autres pays par la France,
l'Inde et l'Egypte. Elle précise que tout trafic illégal de déchets est
criminel (art 4-3) et doit conduire à des poursuites contre les
individus responsables.
- Elle a pour objet de contrôler et réguler tout transfert de
mouvements transfrontières de déchets dangereux risquant de porter
atteinte à la santé humaine et à l'environnement.
- En son article1 elle définit les « déchets dangereux »
pouvant faire l'objet de mouvements transfrontières. L'amiante en fait
partie par référence à l'annexe I, code Y 36 et à l'annexe III, code 9
H 11.
- Elle n'exclut que la seule catégorie des déchets radioactifs, et elle
ne limite en pourcentage dans un matériau que les seuls PCB inclus dans
les solides (quantité supérieure à 50mg/Kg).
- Elle n'inclue aucune dérogation pour le matériel de guerre ou les navires de guerre.
- Elle interdit l'exportation de déchets dangereux ou d'autres déchets
si l'Etat d'importation (ici l'Inde) et l'Etat de transit (ici
l'Egypte) n'ont pas donné par écrit "l'accord spécifique pour
l'importation de ces déchets, dans le cas où l'Etat d'importation n'a
pas interdit l'importation de ces déchets", or l'Inde a interdit toute
importation des déchets d'amiante depuis 2003.
- Enfin les signataires se sont engagés à prendre les mesures requises
pour que les mouvements transfrontières de déchets dangereux et autres
déchets ne soient autorisés que si l'Etat d'exportation (la France) ne
dispose pas des moyens techniques et des installations nécessaires pour
éliminer les déchets en question selon des méthodes écologiquement
rationnelles et efficaces. Or la France a dix ans d'expérience dans des
opérations de désamiantage hautement sécurisées, et l'Inde n'a ni
matériel, ni expérience en ce domaine.
L'ensemble du texte est consultable sur
http://www.basel.int/text/textfranc.html