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Deux activistes à bord du porte-avions Clemenceau, à 50 miles 
nautiques des côtes égyptiennes, brandissant une banderole "Pas 
d'amiante en Inde".

Deux activistes à bord du porte-avions Clemenceau, à 50 miles nautiques des côtes égyptiennes, brandissant une banderole "Pas d'amiante en Inde".

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Paris, France — Le tribunal de grande instance de Versailles décidera cet après-midi à 16 heures si un début de transparence pourra survenir dans l'affaire du Clemenceau. Alors que Tribunal de Grande Instance de Versailles avait décidé, le 11 janvier dernier, la désignation de deux experts indépendants pour procéder à une expertise des quantités d'amiante à bord du Clemenceau, l'Etat avait assigné le 31 janvier les associations Andeva, Ban Asbestos, Comité anti-amiante Jussieu et Greenpeace en référé d'heure en heure pour suspendre la procédure d'expertise.

Cette procédure suivait une première procédure engagée le 24 janvier en tierce opposition pour annuler la décision du TGI.

Le travail demandé aux experts par la justice est pourtant simple : se faire remettre par Technopure tous les éléments en sa possession "de nature à permettre d'évaluer la quantité d'amiante subsistant dans le navire Clemenceau lorsqu'il a quitté le port de Toulon après la décision, le 30 décembre, du tribunal administratif de Paris", et la quantité "qui aurait pu être retirée sans nuire à sa navigabilité". Rien de bien compliqué, à priori, pour ce qui est toujours présenté comme un chantier modèle par le Gouvernement !

"L'accès à l'information, en particulier lorsque des vies sont en péril, est un principe fondamental de la démocratie. En tentant de museler la justice, l'Etat français se positionne en marge des valeurs qu'il est censé défendre, à défaut de les incarner, indique Yannick Jadot directeur des campagnes de Greenpeace France. Ce que cache le Clemenceau doit être particulièrement nauséabond pour que l'Etat mette autant d'énergie à le cacher !"

En Inde, c'est la justice, à travers sa plus haute juridiction, qui prendra la décision finale sur le Clemenceau. En France, l'Etat musèle la justice et nie le droit à l'information. Belle leçon de démocratie

En attendant la décision du président du tribunal qui sera rendue publique aujourd'hui à 16h, Greenpeace et les autres associations travaillant sur le Clemenceau suivront bien entendu le point presse hebdomadaire de Mr Bureau au ministère de la défense.