Cependant, la majorité qualifiée n’a pas été atteinte pour le rejeter
définitivement, entre autres parce que la France s’est prononcée en
faveur de son autorisation. Le gouvernement français semble avoir
décidé de ne tenir aucun compte des graves insuffisances
méthodologiques du dossier d’évaluation des risques de ce maïs OGM,
récemment rendu public par le gouvernement allemand.
A l’heure où le gouvernement français prépare une loi sur les cultures
d’OGM, on ne peut que s’inquiéter de la légèreté avec laquelle il
examine les risques environnementaux et sanitaires des OGM, dans son
empressement à aider les multinationales des biotechnologies à les
imposer aux citoyens qui les refusent.
C’est maintenant à la Commission qu’il revient de prendre la décision
d’autoriser ou non pour l’alimentation ce maïs MON 863 mal évalué. Il
lui incombe dans un premier temps de répondre aux nombreuses questions
quant à la sécurité de ce produit et à la méthodologie grossièrement
biaisée de son évaluation.
D’une façon plus générale, c’est l’ensemble du processus d’autorisation
des OGM, qui permet leur autorisation sur la base de dossiers
d’évaluation des risques de qualité inférieure qu’il faudrait revoir
avant quelque autorisation que ce soit.
Notes:
- Résumé de la nouvelle étude réalisée pour Greenpeace -
En anglais - PDF 182 Ko
- Crii-gen: Présentation de l'étude -
http://www.crii-gen.org/m_fs_cz.htm