Lors de la précédente expédition, les activistes embarqués sur l'Esperanza avaient permis de sauver 82 baleines d'une mort certaine. Cette année, exceptionnellement, ce sont
plusieurs milliers de militants qui ont virtuellement embarqué par le biais d'un nouveau site (
http://whales.greenpeace.org/fr) afin de soutenir et relayer les actions de l'organisation écologiste.
Cette mobilisation ne pourra bien évidemment à elle seule mettre un terme à la chasse. «
Les pays vraiment décidés à protéger les baleines doivent s'unir afin de réformer la Commission Baleinière Internationale pour en faire une organisation répondant aux enjeux environnementaux du 21e siècle et non pas une tribune pour les chasseurs » déclare Karli Thomas, responsable de l'expédition à bord de l'Esperanza.
Transparence, surveillance, abandon de l'échappatoire scientifique, promotion de l'observation touristique des baleines, instauration de mesures de protection : les défis à relever sont nombreux pour faire de la prochaine session de la CBI à Anchorage (Alaska) fin mai 2007 une étape forte afin de lutter contre les manœuvres des pays chasseurs et de leurs alliés. Dans cette perspective, Greenpeace demande aux gouvernements, surtout ceux opposés à la chasse, de
boycotter la réunion préparatoire organisée par le Japon du 13 au 15 février afin de ne pas cautionner la tactique japonaise visant à reprendre la chasse commerciale. «
Il s'agit en tout état de cause d'une réunion organisée par les pro-chasses et non d'une réunion officielle de la CBI » précise Aurèle Clémencin, de Greenpeace France.
A moyen terme, les pays anti-chasse doivent utiliser tous les leviers diplomatiques possibles pour réformer la CBI. Ils doivent aussi se faire les avocats auprès des autres nations de leur engagement à empêcher la chasse commerciale et protéger les baleines de tous les océans de la planète.