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Action de Greenpeace sur les déchets éléctroniques à Honk-Kong à 
l'occasion du forum de l'OMC

Action de Greenpeace sur les déchets éléctroniques à Honk-Kong à l'occasion du forum de l'OMC

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Paris, France — A quatre jours de l’ouverture de la sixième conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce à Hong-Kong (13-18 décembre), Greenpeace dénonce un agenda de négociation qui détruit l’environnement en toute connaissance de cause.

En dépit du préambule de l’OMC qui prétend protéger l’environnement et « parvenir à une utilisation optimale des ressources mondiales en accord avec les objectifs du développement durable », les négociations sur l’accès au marché des produits non agricoles (NAMA), si elles aboutissaient, contribueraient à accroître de façon dramatique la surexploitation des ressources naturelles. C’est très exactement ce qui ressort d’un rapport que vient de produire Greenpeace sur les produits issus des forêts («Trading away our last ancient forests »). Les conclusions soulignent que la libéralisation des produits forestiers telle que voulue dans NAMA va accroître dramatiquement la pression sur les dernières forêts anciennes, augmenter le commerce illégal et l’exploitation non durable des forêts, en particulier dans les pays à forêts tropicales (Brésil, Bassin du Congo, Papouasie Nouvelle Guinée…). Ces résultats confirment ceux obtenus dans un rapport commandité par la Commission européenne et publié la semaine dernière sur l’impact de la libéralisation commerciale négociée à l’OMC sur les forêts.

« La volonté de l’OMC de parvenir à une libéralisation débridée des produits forestiers va avoir des conséquences écologiques dramatiques et irréversibles, accroître la pauvreté et le mal développement du Sud », déclare Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. «  Ces projets de libéralisation, dont on connaît à l’avance l’aberration, doivent être immédiatement abandonnés ».

Les conséquences pour les ressources halieutiques, également dans la négociation NAMA, seraient tout aussi dramatiques, tant les océans sont déjà pillés de leurs dernières ressources, au détriment le plus souvent de la pêche artisanale et de la sécurité alimentaire dans les pays du Sud.

Les négociations à Hong Kong vont se focaliser sur l’agriculture, les services et les produits non agricoles. C’est une véritable bataille que se livrent, à travers les gouvernements, les firmes agro-alimentaires, industrielles et de services. L’enjeu est la conquête de nouveaux marchés, l’accès à des positions mondiales dominantes. Peu importe les centaines de millions de paysans menacés, les inégalités croissantes, la destruction de l’environnement, les pollutions chimiques, génétiques et radioactives. Peu importe si le commerce international atteint 20% de la consommation pétrolière mondiale et contribue lourdement aux changements climatiques.

« Les gouvernements ne peuvent plus pousser un agenda de libéralisation commerciale tous azimuts, sans en évaluer très sérieusement les conséquences sociales et environnementales. Cela justifie pleinement un moratoire sur les négociations en cours. Avec la poursuite de l’agenda actuel, compte tenu notamment de la démonstration faite de la mise en danger des ressources naturelles par la négociation NAMA, les gouvernements affichent clairement la primauté des intérêts commerciaux privés sur la protection de la planète. Ce faisant, ils ne sapent pas seulement la légitimité du système commercial international, ils perdent un peu plus leur crédibilité en matière de défense de l’intérêt général », conclut Yannick Jadot.

Merci de diffuser largement l'info et le tract téléchargeable sur
http://www.omc10anscasuffit.ouvaton.org/IMG/pdf/TRACT_OMC_13dec.pdf
www.omc10anscasuffit.org