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ZERO TOXICS

ZERO TOXICS

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Strasbourg, France — Du 14 au 17 novembre, des représentants d’associations environnementales, de consommateurs, et de la santé se sont donnés rendez-vous cette semaine à Strasbourg pour tenter d’influencer le vote crucial en première lecture au Parlement européen de la législation REACH portant sur l’enregistrement des substances chimiques préoccupantes. Cette réforme de la réglementation des composés chimiques revêt une très grande importance dans un contexte où nous sommes tous exposés quotidiennement à des milliers de produits toxiques, sans toujours savoir quels en seront les effets sanitaires sur le long terme.

Greenpeace et de nombreuses autres associations n’ont eu de cesse de tirer la sonnette d’alarme quant à un « allègement » possible de cette réforme ; en octobre 2003, la Commission européenne a publié une proposition de règlement comportant déjà de nombreux renoncements vis-à-vis des objectifs affichés de la réforme REACH, suite au lobbying intense du patronat de l’industrie chimique .
 Plus récemment, le gouvernement de Mme Merkel (CDU) a obtenu le report à une date encore inconnue de la décision du Conseil de l’Union sur REACH, prévue initialement le 6 décembre prochain.

Greenpeace appelle les députés européens à œuvrer d’urgence dans le sens d’un renforcement du texte de la Commission pour garantir la protection efficace de la santé publique, de l’environnement et des travailleurs, et la modernisation de l’industrie française.

De nombreux rapports publiés par Greenpeace illustrent la réalité actuelle de la pollution chimique dont nous sommes tous victimes ; les  bébés sont exposés à de nombreuses substances toxiques industrielles dès le stade fœtal, dans l’utérus même de leurs mères (rapport « Toxiques en héritage »). L’air intérieur de nos maisons et les biens de consommation courante contiennent des substances toxiques incriminées dans différents troubles organiques ou dans la baisse de la fertilité (rapport « Housedust »). Les cosmétiques ne sont pas en reste avec des taux très importants de composés comme les phtalates responsables de troubles du développement ou là encore impliqués dans le mécanisme de l’infertilité (rapports « My toxic valentine » sur les parfums, et « Cosmétox » sur les cosmétiques). Enfin, la dernière étude montre que la chaîne de contamination est étendue à tous les milieux, et passe également par nos assiettes, avec le rapport « Anguilles sous REACH » qui révèle une contamination particulièrement étendue par des retardateurs de flamme bromés (BFR), un groupe de substances chimiques utilisées dans les textiles, les plastiques et les appareils électroniques.