Remonter :
C'est un convoi de ce type qui a traversé la France de part en part, en passant par Lyon, Dijon, Troyes, Reims, St Quentin, Amiens Le Havre et Caen. C'est ce camion qui a acheminé une partie du combustible au plutonium à L'usine Cogema de La Hague
AgrandirGreenpeace dénonce l'hypocrisie de l'industrie du plutonium qui prétend travailler pour la paix. Pourtant durant les cinq mois de fabrication du MOX américain, l'usine de La Hague a produit plus de 4 tonnes de plutonium ! Et l'option MOX vient de montrer son inefficacité : le problème de prolifération reste donc entier pour un tiers du plutonium ! Greenpeace rejette le transport et l'utilisation de tout matériel nucléaire militaire et appelle à un traité international qui bannit la production et l'utilisation des matières fissiles utilisables à des fins militaires. Une fois de plus, ce transport s'est déroulé dans la pire opacité et celle-ci n'est en aucun cas un gage de sécurité et de sûreté pour les populations. Les risques d'accidents, d'attentats et de prolifération demeurent et croissent de manière exponentielle avec le développement de l'activité nucléaire. Greenpeace s'oppose à ce chantage inadmissible.
L'expert américain en sécurité nucléaire Ronald E. Timm conclut ainsi dans sa dernière étude que ce transport du plutonium états-unien en France représente un risque extrêmement élevé en terme de sécurité tout comme les transports franco-français réguliers de matière fissile entre les sites de La Hague et de Marcoule(1). La Cogéma oublie en outre de signaler que tant qu'il n'est pas en réacteur, le MOX représente les mêmes risques pour une utilisation militaire que la poudre de plutonium(2) et nécessite donc, selon les normes internationales, le même niveau de protection.
"Ce programme favorise surtout l'industrie nucléaire et son développement économique en France mais également en Russie et aux Etats-Unis" conclut Yannick Rousselet, responsable de la campagne nucléaire pour Greenpeace France. "Les Etats qui disent vouloir lutter contre la prolifération nucléaire devraient donc d'abord agir de manière concrète, réelle et rapide contre ce type de transport avant qu'une catastrophe n'arrive."
Notes:
1 - Résumé (en français) [PDF - 41Ko] - Rapport (en anglais) [PDF - 572Ko] - Résumé (en anglais) [PDF - 18Ko]
2 - Note technique: "Fabriquer du MOX accroît les risques de prolifération" [PDF - 136Ko]