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Robert Lion, président du conseil d'administration de Greenpeace 
France

Robert Lion, président du conseil d'administration de Greenpeace France

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FranceParis, le 24 novembre 2008 – Lors de l'assemblée statutaire de Greenpeace France, réunie le 22 novembre dernier à Paris, Robert Lion a été élu président du conseil d'administration de l'organisation, en remplacement de Katia Kanas, en fonction depuis 2003. Sylvain Breuzard, chef d'entreprise, ancien président du Centre des Jeunes Dirigeants, François Veillerette, ancien président de Greenpeace France et Céline Rodriguez, géographe, ont été également élus au conseil d'administration.

L'engagement de Katia Kanas auprès de Greenpeace remonte à 1977, lorsque, à peine âgée de 15 ans, elle participe à la création du bureau français de Greenpeace, né 6 ans auparavant au Canada. Elle lance avec les tout premiers militants européens les campagnes contre la chasse à la baleine, l'immersion des déchets radioactifs et les essais nucléaires. En 1985, elle quitte Greenpeace, fonde l'association Robins des Bois puis Réseau Cétacés en 1989, avant de retrouver Greenpeace pour travailler sur les pollutions toxiques et marines. « En 2008 comme en 1977, Greenpeace est avant tout un mouvement écologique qui détermine ses objectifs au niveau global, tout en agissant très concrètement, grâce à une indépendance financière et politique sans faille. Une indépendance qui donne la liberté non seulement d'agir mais aussi celle de penser autrement. Depuis la bande de jeunes idéalistes des années 70 jusqu'aux 3 millions d'adhérents qui nous soutiennent aujourd'hui dans le monde, cet internationalisme et cette indépendance font que Greenpeace reste Greenpeace... et son combat non-violent nécessaire. Car, même si le monde s'est complexifié, si la conscience écologique semble s'être élargie, nous sommes toujours une minorité à défendre activement et sérieusement les intérêts de la vie et de la planète. En 35 ans d'un activisme fait d'un savant mélange de militantisme et de professionnalisme, Greenpeace a obtenu des résultats extraordinaires. Mais il reste tant à faire ! Heureusement, comme le disait l'anthropologue Margaret Mead : «une minorité peut changer le monde et d'ailleurs ce ne sont jamais que des minorités qui ont changé le monde ! »

Robert Lion a derrière lui une carrière de haut fonctionnaire, de dirigeant d'un syndicat professionnel, de politique, de banquier mais aussi de militant associatif. Délégué général de l'Union des HLM de 1974 à 1981, il est à l'époque parmi les fondateurs de l'Agence pour les économies d'énergie et lance le Comité d'action solaire. Il dirige en 1981 le cabinet du premier ministre Pierre Mauroy puis la Caisse des dépôts de 1982 à 1992. Il lance de multiples actions au sein du groupe Caisse des Dépôts dans l'environnement. Depuis 1992, il a choisi de s'engager au sein d'associations, notamment Earth Council, Energy 21, Médecins du Monde ou Coordination Sud. Président d'Agrisud depuis 2002, il participe activement, en tant que membre de l'Alliance pour la Planète, au Grenelle de l'environnement. A cette occasion, il fait cause commune avec Greenpeace, et devient membre de son Assemblée Statutaire en juin 2008. Celle-ci vient de l'élire à la présidence de son conseil d'administration. « Greenpeace me semble en France, en matière d'écologie, la plus efficace des ONG », déclare Robert Lion. « J'apprécie son expertise, le sérieux et la discipline avec lesquels elle conduit ses travaux, l'attention dont ses prises de position bénéficient – notamment depuis le Grenelle. L'indépendance financière de Greenpeace me semble essentielle. Le fait que l'organisation ne soit financée que par des donateurs particuliers et refuse depuis sa création tout soutien d'entreprises ou d'Etats est exceptionnel dans le monde des ONG. Cette indépendance financière et politique est vitale pour que Greenpeace ne soit arrêté par aucun tabou, par la crainte d'aucune réaction d'un bailleur de fonds ou d'un partenaire. Elle lui confère une capacité rare à dénoncer l'inacceptable et à proposer des solutions alternatives et réalistes. »

« Face à l'ampleur et à l'urgence des défis environnementaux auxquels nous faisons face, l'expérience de Robert Lion, sa grande connaissance des institutions et des entreprises et son choix de servir une cause militante seront d'une grande valeur ajoutée dans le combat de Greenpeace pour trouver des réponses à la crise écologique. », conclut Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France.