Rémy Salliot - Victime de l'amiante
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Paris, France —
"Envoyer le Clemenceau en Inde, c'est faire passer les considérations financières avant la vie humaine, car désamianter un tel navire coûte cher, assène Rémy Salliot.
Dans les pays pauvres, comme le Brésil, les ouvriers travaillent à mains nues et sans masque."
Aujourd'hui âgé de 59 ans, Rémy Salliot a travaillé toute sa vie aux
Chantiers de l'Atlantique comme mécanicien ajusteur au niveau des
chaudières et des turbines des navires (pétroliers, paquebots, porte
conteners). Là où il y avait de l'amiante. Sa maladie est diagnostiquée
dès 1999. Il part en pré-retraite amiante en 2002. "En
octobre 2005, le Sénat a sorti un rapport qui reconnaît que les
responsables politiques français ont commis des erreurs concernant
l'amiante, raconte-t-il. Et deux mois plus tard, le Clemenceau quittait
Toulon ! Je suis en colère et déçu par l'attitude de notre
gouvernement."