Michel Savary - Victime de l'amiante
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Paris, France —
"C'est inadmissible qu'on envoie un bateau chargé d'amiante se faire démanteler dans un pays où les gens sont pauvres, où les travailleurs sont sans protection et où l'amiante n'est même pas encore considéré comme dangereux", se scandalise Michel Savary, 60 ans, de Saint-Nazaire.
Chaudronnier sur les Chantiers navals de Saint-Nazaire de 1959 à 1964,
Michel Savary s'occupait de dresser les ponts des navires, de monter
les gaines d'isolation et de conditionner l'air. Après un passage par
l'armée, il travaille à partir de 1966 sur les grosses chaudières de
production électrique chez Stains Industrie et Alstom Power. En 1993,
il est reconnu comme "malade de l'amiante" et ne parvient à partir en
retraite anticipée qu'en 2002. Depuis, il milite à l'Andeva. "Témoigner est capital, pour éviter que l'ignorance et le mensonge ne continuent à faire de nouvelles victimes de l'amiante", conclut-il.