Dans ce sondage, effectué les 27 et 28 janvier dernier auprès de 1003 personnes,
78%
des Français souhaitent interdire temporairement les OGM afin d’évaluer
précisément leurs impacts sanitaires et environnementaux. Ils sont 72%
à se déclarer favorables à un référendum sur la réglementation des OGM
en France. Ces
résultats confortent les associations et syndicats agricoles
signataires de ce communiqué dans leur campagne en faveur d'un
moratoire sur les cultures de plantes génétiquement modifiées.
Alors que le Ministre de la Recherche présentera mercredi en Conseil
des ministres, un projet de loi sur les OGM qui légalisera une
contamination chronique de l’environnement et de l’agriculture
conventionnelle et de qualité,
85% des français souhaitent que les labels Qualité (Label rouge, AOC et bio) soient strictement sans OGM.
A ce jour, le projet de loi ne prévoit que des indemnisations
partielles des productions contaminées si la pollution est supérieure à
0,9%, créant de fait une contamination de fond incontrôlable et
insidieuse. Cette stratégie du fait accompli crée une situation de
pollution rampante non reconnue officiellement et qui ne pourra
qu’empirer avec le temps.
Dans le cadre de ce projet de loi, Agir pour l'Environnement,
Greenpeace, Attac, la Confédération paysanne, le MDRGF, la Fédération
Nationale d’Agriculture Biologique, Nature et Progrès et Biocoop
protestent à l’encontre de la possibilité offerte aux firmes
semencières de ne pas diffuser les informations relatives aux risques
pour la santé qui pourraient nuire à leurs intérêts. Cette disposition
inacceptable renforce l’omerta biotechnologique.
Par ailleurs, le projet de loi sur les OGM instaure une indemnisation a
minima excluant de fait la plupart des contaminations (semences,
transport, stockage, transformation, rémanence des semences dans le
sol). Pire, les dommages irréversibles à l’environnement ne sont pas
pris en compte, minorant de fait le risque financier supporté par les
agriculteurs faisant le choix des OGM. Cette disposition récuse
implicitement le principe de précaution.
Devant les résultats de ce sondage mettant en exergue le rejet massif
des français à l’égard d’une dissémination irréversible et
automultiplicatrice d’OGM dans l’environnement et en agriculture,
les
ONG appellent les parlementaires à faire preuve de responsabilité en
adoptant un moratoire sur toutes les cultures d’OGM en plein champ, en
invoquant la clause de sauvegarde prévue à cet effet à l’article 23 de
la directive européenne 2001/18.
Sondage disponible sur le site
www.agirpourlenvironnement.org ou en
cliquant ici.
Co-signataires: Agir pour l'environnement, Greenpeace, MDRGF, FNAB, Attac, Biocoop, Confédération paysanne, Nature & Progrès