Pour Greenpeace, la CCE sera un succès si elle répond à 5 principes fondamentaux :
Cohérence
Elle doit s'inscrire dans l'objectif français de réduction par quatre des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 ;
Efficacité
Elle doit inciter à un véritable changement de comportement. Son taux de départ doit par conséquent être incitatif et son taux de progression prévisible. Tous deux doivent être en cohérence avec les positions que la France a prises au niveau international ;
Exhaustivité
Toutes les des émissions de Gaz à effet de serre (GES) doivent être incluses ou visées, ainsi que l'ensemble des contributions énergétiques directes et indirectes. La CCE ne peut pas exclure l'électricité et ignorer l'industrie nucléaire et ses propres externalités destructrices;
Justice sociale
Elle doit être neutre en termes de prélèvements totaux. La redistribution vers les ménages les plus fragiles doit être prévue ainsi que l'affectation d'une partie des reversements à la transformation de nos systèmes de production et de consommation. Si rien de tel n'est fait, ce sont les ménages les plus pauvres qui seront le plus touchés par cette double crise.
Equité intergénérationnelle
L'ensemble des acteurs de la société, grands et petits pollueurs, doivent participer à l'effort afin de ne pas laisser une dette ingérable aux générations futures. La justice fiscale se joue dès aujourd'hui pour demain.
Pour Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France, «
A 12 semaines du sommet de Copenhague, le Président Sarkozy doit donner un signal fort sur le plan domestique de l'engagement que la France va défendre au niveau international ! C'est une question de cohérence et de responsabilité face aux générations actuelles et futures. »
Lire :
La Contribution Climat idéale de Greenpeace