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Un banc de thons rouges

Un banc de thons rouges

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Paris, France — Le 24/04/07 - Alors que la saison de pêche 2007 démarre dans l'anarchie la plus complète en Méditerranée, la Commission européenne affiche sa volonté de reprendre la main sur le contrôle de la ressource. Greenpeace demande à la France de suivre au plus vite les recommandations de Bruxelles.

Quels quotas ? Quelle date de clôture ? Quelles zones de pêche ? Les maigres velléités de préservation du stock méditerranéen exprimées en novembre 2006 à Dubrovnik ont implosé dans les méandres des processus de décision et de mise en application.

La cacophonie risque de tourner au chaos dans les eaux libyennes, qui concentrent 60 % du stock. Pas moins de 200 bateaux sont attendus sur zone. Face au risque de débordements majeurs, la Commission européenne tente de reprendre la main ; elle a remis le 17 avril aux ambassadeurs permanents des États membres une lettre (dont Greenpeace s'est procuré une copie) dans laquelle elle rappelle les engagements qui avaient été pris à Dubrovnik et émet des recommandations.

Il est demandé aux États-membres :
  • D'interdire à leurs flottilles de thoniers d'opérer dans les eaux libyennes (bande des 62 milles depuis la côte) ;
  • D'interdire à leurs flottilles de collaborer avec un bateau libyen lors d'opérations de pêche à l'intérieur ou en dehors des eaux libyennes ;
  • De n'accepter dans les fermes d'engraissement aucun thon pêché par un bateau libyen, en procédant à un contrôle strict des certificats de traçabilité.


« Ces recommandations vont dans le bon sens : elles tendent à limiter la ruée vers l'or dans les eaux libyennes… Elles arrivent toutefois bien tard, au moment où les bateaux sont déjà sur zone. En outre, la procédure suivie par la Commission est très surprenante : alors qu'elle dispose d'un arsenal d'outils (directive, plan d'urgence...), elle a opté pour une procédure qui n'a aucune portée contraignante... Tout se passe comme si la Commission jouait la montre tout en voulant sauver la face. » commente Stéphan Beaucher, responsable de la campagne Océans de Greenpeace France.

Greenpeace demande aux autorités françaises de transposer au plus vite, comme l'ont fait les autorités espagnoles dès le 20 avril, les recommandations contenues dans la lettre de la Direction Générale des Pêches et des Affaires Maritimes de la Commission.