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Un iceberg grandeur nature dérive sur la Seine à Paris, à deux pas de 
la Tour Eiffel. Une manière pour Greenpeace d'interpeller Nicolas 
Sarkozy et le G8 sur l'ultimatum climatique qui nous est lancé.

Un iceberg grandeur nature dérive sur la Seine à Paris, à deux pas de la Tour Eiffel. Une manière pour Greenpeace d'interpeller Nicolas Sarkozy et le G8 sur l'ultimatum climatique qui nous est lancé.

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FranceParis, le 8 juillet 2009 : A la veille du sommet de l’Aquila, Greenpeace a souligné l’urgence d’avancées concrètes sur les négociations climatiques lors du sommet du G8 qui se déroule à l’Aquila (Italie) aujourd’hui. Une spectaculaire installation, un iceberg grandeur nature, a dérivé durant toute la journée précédent le début du G8, à Paris, à deux pas de la Tour Eiffel. La nuit tombée, cet iceberg s’est illuminé face à la Tour Eiffel scintillante.

Le message de Greenpeace –adressé au président Sarkozy pour qu’il prenne enfin réellement la tête de la lutte contre les changements climatiques – ne semble pas avoir été entendu. En effet, Greenpeace espérait une réponse claire et directe à l’annonce de Gordon Brown, son homologue britannique qui reconnaissait il y a 10 jours la dette climatique des pays industrialisés à l’égard des pays en développement, estimant à 60 milliards d’euros annuels leurs besoins pour faire face à la crise climatique. Nicolas Sarkozy n’a pas approuvé son homologue puisqu’il n’a pas su avancer de chiffre concret dans une déclaration franco-britannique publié ce mardi à l’occasion d’une rencontre entre les deux chefs d’Etat. Cela est de très mauvaise augure alors que la question du sommet de Copenhague est à l’agenda du G8, et que les pays en développement attendent vainement un signal fort des principaux pays pollueurs de la planète.

L’Europe arrive donc désunie au sommet du G8 alors qu’elle devrait faire front commun face au manque de volonté des Etats-Unis, du Japon, de la Russie et du Canada face à l’ultimatum climatique.



« Nicolas Sarkozy, qui multiplie les discours incantatoires et se targue d'être le champion de la lutte contre le dérèglement climatique, n'a toujours pas fait la preuve de sa volonté politique à faire face à la crise climatique », déplore Pascal Husting, directeur de Greenpeace France. « Pourtant, face à l'incapacité actuelle de Barack Obama à mettre le monde sur la voie d'un accord qui limitera l'augmentation des températures en deçà de 2°C, l'Europe peut et doit prendre la tête du combat contre la crise climatique ».

Pour l'heure, l'Union européenne reste sur la ligne de touche quand s'affrontent d'un côté, les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Russie et le Japon, qui refusent de prendre des engagements ambitieux pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (-4% pour les Etats-Unis, -8% pour le Japon, quand les données scientifiques publiées ces deux dernières années appellent à une réduction d'au moins 40% d'ici à 2020) ; et de l'autre les pays en développement, première victimes et derniers responsables du dérèglement climatique, et surtout peu armés pour y faire face. « Les pays en développement attendent vainement un signal clair des pays industrialisés. Un signal de leur volonté de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et de leur capacité à soutenir les pays les plus vulnérables pour faire face à la crise climatique. La discussion sur le soutien financier est entamée depuis des mois, mais les pays riches ont été jusqu'alors incapables de répondre à cet appel », constate Karine Gavand, chargée de campagne climat à Greenpeace France.

Or, malgré des déclarations tonitruantes, la France est parmi les pays qui bloquent toute avancée concrète sur cette question centrale pour le succès des négociations de Copenhague, à l'inverse de son voisin britannique. Le « Traité idéal » du gouvernement français, dévoilé le 26 juin dernier ne contient aucune réponse sur la question financière. Quelques jours à peine après la publication du mémorandum français, le Premier ministre britannique a évalué dans un discours sur le climat à 60 milliards d'euros les besoins annuels pour soutenir l'adaptation et la réduction des émissions dans les pays en développement, d'ici à 2020. « Gordon Brown a été le premier leader du leader du G8 à chiffrer concrètement les besoins des pays en développement pour faire face à la crise climatique. En parlant de milliards et non de millions, il a lancé un signal fort à la communauté internationale. Nicolas Sarkozy saura t'il saisir cette opportunité et placer l'Europe à la tête du combat contre les changements climatiques en soutenant avec force cette initiative lors du Sommet de l'Aquila ? C'est la question que nous lui posons aujourd'hui », conclut Karine Gavand.

Greenpeace et 10 ONG écologistes, humanitaires ou de défense des droits de l'homme, a lancé un appel au Président de la République.
L'objectif est d'1 million de signatures :

Signez l'appel : www.copenhague-2009.com