Profitant de la traditionnelle période des vœux, les bénévoles de
Greenpeace vont présenter aux députés leurs attentes concernant le vote
de cette future loi. Ces vœux seront mentionnés sur une carte de vœux
géante disposée dans la rue.
En ce début d'année, les députés s'apprêtent à discuter un projet de
loi concernant la mise en culture d'organismes génétiquement modifiés
(OGM). Avec trois ans de retard, ce texte transpose en droit français
la directive européenne 2001/18 qui fixe les conditions de
dissémination des OGM dans l'environnement.
La grande majorité des Français (76%) refusent les OGM dans leur
assiette comme dans les champs. Les bénévoles de Greenpeace vont donc
proposer à leurs concitoyens de participer et d'interpeller eux aussi
leurs représentants politiques. Chacun pourra ainsi signer et envoyer
une lettre à son député pour lui demander de voter une loi fondée sur
le principe de précaution et qui protège citoyens et agriculteurs des
OGM.
Pour cela, la loi doit défendre :
• le droit et la possibilité des paysans et des consommateurs à produire et à se nourrir sans OGM
• la primauté des systèmes agraires conventionnels et biologiques sur
l'agriculture transgénique, et une séparation stricte des filières du
champ à l'assiette
• un régime de responsabilité strict qui implique tous les acteurs de
la filière OGM et applique le principe "pollueur payeur" inscrit dans
la Constitution
• la protection particulière des semences contre toute contamination génétique
• la publication à l'avance dans des registres publics de la localisation de toutes les parcelles OGM
Les députés ne doivent pas légaliser la pollution génétique mais
doivent défendre un texte "anti-contamination". En absence d'une loi
réellement protectrice de l'environnement et des citoyens, un moratoire
sur les cultures d'OGM doit immédiatement être instauré.