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Aurélie, d'Euromed Marseille, représentante des étudiants français à 
l'AG de la Banque Asiatique de Développement.

Aurélie, d'Euromed Marseille, représentante des étudiants français à l'AG de la Banque Asiatique de Développement.

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Marseille, France — Du 4 au 7 mai se tiendra à Kyoto, Japon, l’Assemblée Générale de la banque Asiatique de Développement. Une délégation d’étudiants Solar Generation se rendra sur place.

Les gouverneurs de la Banque Asiatique de Développement se réunissent chaque année afin de décider des projets qu’ils financeront.
Cette année, dans ce lieu hautement symbolique qu’est Kyoto, la délégation Solar Generation, une vingtaine d’étudiants asiatiques et européens, veut faire pression sur ces états pour qu’aucun projet émetteur de gaz à effet de serre ne soit financé par la Banque Asiatique de Développement.

Avant cela, la délégation Solar Generation se rendra à Bangkok, Thaïlande, pour suivre les négociations qui précèderont la publication du 3ème volet du rapport du GIEC le 4 mai.

Aurélie, membre du projet Solar Generation à Euromed Marseille, représentera les étudiants français, et vous pourrez suivre au jour le jour son aventure, grâce à son blog alimenté au quotidien.

Elle nous livre ses impressions avant le départ :

Pourquoi t'es-tu engagée dans le mouvement Solar Generation?

C’est mon engagement dans Campus Durable à Euromed Marseille qui m’a fait découvrir Solar Generation. J’ai toujours été sensible aux problèmes liés à l’environnement. En effet, mon père s’était battu contre l’implantation d’une usine de float glas (verre plat) émettrice de CO2 à proximité de chez nous lorsque j’étais toute petite : mon côté « je veux changer le monde » vient peut-être de là. J’ai toujours su que je voulais m’investir dans un projet tel que Solar Generation. Cette année j’en ai enfin eu l’opportunité !

Peux-tu expliquer quels sont les projets que tu as mené avec Greenpeace dans ta région ? Quel est ton rôle ?

Les projets que j’ai mené avec eux ont été « riches en émotions » notamment avec les opérations « commandos » de its-not-too-late.com dans Marseille (autocollants et rubalise). A l’occasion de la sortie du premier volet du troisième rapport du GIEC en février, Greenpeace a ouvert un site « its-not-too-late.com », dont nous avons fait la « communication » dans Marseille.
 
Quelle est ta motivation personnelle à te rendre à l’Assemblée Générale de la Banque Asiatique de Développement à Kyoto ?

La motivation de mon départ pour Kyoto est vraiment que nous puissions faire pression et influencer les décisions de l’Assemblée Générale de la BAD sur leur choix de projets qu’ils vont financer. En effet, il est vraiment primordial qu’ils cessent de financer des projets émetteurs de CO2 : l’avenir de la région mais aussi celui de la planète est en jeu.
Nous n’agissons pas à la même échelle qu’au quotidien à l’école. Il s’agit d’un événement international sur lequel nous avons l’opportunité d’agir, ce qui est réellement motivant. De plus, le fait de pouvoir rencontrer et partager nos expériences avec les autres jeunes de Solar Generation d’Asie est tellement enrichissant pour chacun de nous !

Quelles sont tes attentes à propos de ce voyage et quels buts t'es tu fixée ?

J’ai non seulement envie qu’avec Solar Generation nous puissions atteindre nos objectifs mais aussi de découvrir la culture asiatique afin de pouvoir renforcer les liens avec les étudiants de Solar Generation en Asie. Faire le maximum de lobbying le plus efficace possible, encourager un maximum de personnes et de délégués à s’engager concrètement dans la lutte contre le réchauffement climatique et à soutenir nos actions et échanger un maximum sur nos expériences entre étudiants de Solar Generation sont les principaux buts que je me suis fixée (en espérant vraiment les atteindre !).

Comment crois-tu que la délégation Solar Generation peut influer sur l'issue de cette Assemblée Générale?
 
Le fait que nous soyons jeunes, de différentes régions du monde, motivés, et très engagés dans nos pays d’origine nous donne déjà une certaine crédibilité. En effet, nous nous mobilisons mais nous arrivons aussi à mobiliser les autres (la preuve avec l’opération Just a Clic qui a été une réelle réussite). Il faut être optimiste : même si nous sommes étudiants, et cela ne simplifie pas les choses, nous devons rester optimistes et croire que nous pourrons avoir un impact sur les décisions qui seront prises. Nous sommes jeunes mais nous pouvons aussi déplacer des montagnes : prouvons-leur !

Quelle est ta vision pour un meilleur futur ?

La première chose à faire est de sensibliser tous les enfants autour de nous afin qu’ils deviennent de réels éco-citoyens. Ensuite il faut que chacun soit persuadé de l’efficacité des petits gestes bons pour l’environnement et que ces gestes deviennent des réflexes et non pas vu comme une régression mais comme un moyen de réduire notre empreinte écologique.
 
Que feras-tu lorsque tu seras rentrée à Marseille ?

Je continuerai à m’investir dans Campus Durable, sûrement enrichie des échanges avec les autres étudiants de Solar Generation et j’essaierai surtout de partager mon expérience avec les autres personnes du projet afin de les enrichir autant que j’aurais pu l’être.