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Thomas, ancien porteur de projet Solar Generation à Strasbourg, lors 
de la signature de la charte d'engagement par le secrétaire général de 
l'Université.

Thomas, ancien porteur de projet Solar Generation à Strasbourg, lors de la signature de la charte d'engagement par le secrétaire général de l'Université.

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Strasbourg, France — Nous lui avons demandé ce qu'il a tiré de cette expérience, ce qu'elle lui a apporté, et comment il pouvait s'en servir pour la suite...

Peux-tu te présenter rapidement ?

Je suis (plus pour longtemps) étudiant en master 2 ingénierie de l’environnement. J’ai 25 ans, je suis originaire de Dijon et j’étudie à Strasbourg depuis maintenant 3 ans. Mon attachement à l’environnement est de longue date et depuis quelques années je cherchais à agir à mon échelle pour la cause environnementale. Ce fut tout d’abord  une tentative plus ou moins fructueuse de mise en place du tri des déchets pendant mon unique année en école d’ingé. Parallèlement une tentative de participation dans les groupes locaux de Greenpeace, mais sans résultats. C’est à Strasbourg que j’ai finalement réussi à assouvir ce besoin d’action, grâce au projet Solar Generation.

Quelle a été ton implication dans Solar Generation ?

J’ai participé à la mise en place du projet Solar Generation à Strasbourg en tant que porteur de projet. Au départ on était une bande de potes de la même promo et on avait le désir d’agir d’une façon ou d’une autre à l’échelle de l’université. Le hasard faisant bien les choses, à la même période on a entendu parlé de Solar Generation. Tout le monde a été d’accord pour se lancer dans le projet.
Notre formation orientée environnement à permis de trouver assez facilement quelques personnes motivées prêtes à s’investir.

A ton avis comment s’est passée cette première année à Strasbourg ? Avez-vous avancé, sur quels points ?

L’opération c’est globalement bien déroulé. Le début a été un peu difficile du fait de notre méconnaissance total de l’université et de ses rouages. Nous avons eu des difficultés à trouver les bons interlocuteurs ce qui nous a valu quelques déconvenues. Mais une fois ce premier pas franchi, l’administration nous a bien reçu. Maintenant que nous avons réussi à montrer le sérieux de l’opération, le dialogue entre les 2 partis (université/asso) se déroule vraiment bien.
Notre principale avancée lors de la première année a été justement cette prise de contact et cette relation de confiance sans laquelle toute discussion est impossible. Etant donné la taille de l’université le travail n’a pas été simple. Mais je pense que maintenant, nous avons réussi à nous faire connaître et reconnaître par l’ensemble des services universitaires.
Parallèlement la première année s’est caractérisée aussi parla prise de contact avec le public étudiant, particulièrement à travers notre principal évènement : « 1,2,3 …soleil ! ». Pour une première fois on peut dire que ça c’est plutôt bien passé. Et ça a été l’occasion de concrétiser le partenariat avec l’université par la signature d’une charte, qui certes n’engageait pas énormément l’université, mais lui faisait prendre conscience de la problématique environnementale et de notre volonté de la voir s’investir plus concrètement.

Et puis l’année scolaire 2006-2007 a été caractérisée par:
- La mise en place d’un groupe de réflexion sur les économies d’énergie à l‘université, constitué de 3 membres de l’ULP et de membres de Campus Vert,
- Une grosse campagne com sur les Eco gestes,
- L’exposition de Yann Arthus Bertrand,
- 2 journée Black Out,
- Une soirée repas bio,
- Et … une nouvelle édition de 1,2,3 soleil, avec la re-signature d’une charte encore plus concrète et engageante pour l’Université !

Quel souvenir gardes-tu de cette expérience ? Qu’est-ce qu’elle t’a apportée sur le plan personnel ?

A peu près que des bons souvenirs. En menant un tel projet on apprend en permanence, on découvre tout. Une structure de la taille de l’ULP est une énorme entreprise. C’est l’un des plus gros employeurs d’Alsace. Tout le coté administratif, le fonctionnement sont une véritable ouverture sur la vie réelle. C’est encore mieux qu’un stage.
Il y a aussi tout le coté environnemental. J’ai pu acquérir à travers les discussions multiples, une bonne culture générale dans tous les domaines de l’environnement.
Ensuite, Solar Generation m’a aussi apporté beaucoup à divers niveaux :
Etant donné la quantité d’information qu’on reçoit, il est rapidement nécessaire d’apprendre à s’organiser. Ensuite les nombreux mails aux administrations, associations,…permettent d’acquérir une certaine aisance écrite. Il en est de même à l’oral, les rencontres, la présentation du projet devant tous types de personnes permettent d’acquérir une plus grande confiance, une plus grande facilité d’expression tout en gagnant en clarté..

 
Comment cette expérience va-t-elle te servir pour la suite ? Que vas-tu faire maintenant ?

C’est une expérience qui me sert déjà. Mon master, même s’il était intéressant, ne correspondait pas à mes attentes. Solar Generation m’a permis de m’orienter plus précisément vers le coté énergétique qui m’attire tout particulièrement. Et c’est en parti grâce à Solar Generation que j’ai pu rencontrer mon actuel maître de stage, qui avait accepté de faire une intervention sur les maisons basse énergie lors de la première édition d’1,2,3 soleil.
Le stage dure 6 mois et si tout se passe bien le bureau d’étude m’a laissé entendre qu’il pourrait m’embaucher par la suite.
Comme j’ai pu le dire précédemment cette expérience a changé beaucoup de chose. On ne s’en aperçoit pas vraiment, mais si on regarde en arrière, on réalise que les transformations sont nombreuses. Je crois que c’est en parti grâce à Solar Generation que j’ai pu découvrir l’intérêt que je portais à la problématique énergétique. Auparavant, c’était plus vague, je ne savais pas trop vers quels domaines de l’environnement m’orienter.
Evidemment, la position de porteur de projet est un grand privilège qui  permet d’apprendre dans de nombreux domaines, mais quelque soit le rôle dans le projet, je crois que tout projet environnemental tel Solar Generation à l’intérêt d’être interdisciplinaire et d’offrir des opportunités à tout le monde et dans toutes les disciplines.
C’est sans doute le cas dans de nombreuses assos étudiantes, je ne connais pas bien…mais ici on a peut être un petit avantage sur certaines assos, on n’agit pas uniquement pour faire la fête…

Quels conseils pourrais-tu donner aux étudiants qui voudraient participer ?

Si vous doutez de l’intérêt de vos études et que ce que vous faîtes à travers Solar Generation correspond à une réelle motivation et peut participer à votre projet professionnel, alors n’hésitez pas à y consacrer beaucoup de temps.
Et sinon, s’il fallait donner un grand conseil parmi tous ceux qui me viennent à l’esprit : soyez organisés et rigoureux. A la fois au niveau personnel mais aussi du groupe. Il n’est pas nécessaire d’être nombreux si chacun sait exactement ce qu’il doit faire. Ca ne sert à rien de faire des dizaines de réunion. Par contre lorsqu’il y en a une, il faut avancer et en sortant tous ceux qui veulent agir doivent avoir quelque chose à faire. C’est simple à dire, mais pas forcément si simple à réaliser lorsque les membres viennent une fois sur trois et qu’on doit en parallèle poursuivre les cours, les partiels et avoir une vie un peu plus personnelle…