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Les délégués assistent et participent aux sessions plénières de la salle principale, et négocient entre chaque session dans des salles annexes.
Il semblerait, à ce sujet, que la Chine soit particulièrement active et qu’il faille quelque peut revoir les préjugés qu’on peut avoir sur un pays qui utilise certes beaucoup d’énergie (principalement le charbon, donc pas forcément la plus propre…) pour soutenir sa croissance.
Sachez aussi qu’il y a toute une vie parallèle autour des sessions plénières, que se chargent d’animer les ONG et les ministères des pays représentés via des séminaires annexes. Les ministères exposent leurs plans pour l’horizon 2050 tandis que les ONG informent sur les sujets qui leur tiennent à cœur, comme la déforestation pour Greenpeace. On peut trouver des sujets plus transversaux comme « Genre et changements climatiques » par exemple, qui met en lumière le fait que les femmes sont souvent plus affectées que les hommes par ses conséquences, pour des raisons sociologiques.
Pour revenir à nos actions de lobbying, j’ai parlé aujourd’hui 6 décembre à un délégué français, Philippe Bosse, de l’Agence Française de Développement, du rôle du nucléaire dans la politique énergétique de la France, et des raisons pour lesquelles elle continue de le promouvoir.
Il m’a expliqué entres autres que de nombreux pays sont demandeurs, et attendent de la France qu’elle leur explique comment utiliser leurs ressources en uranium. Des raisons commerciales, donc. Et lorsque j’ai abordé la question du risque de prolifération, il m’a opposé que des agences comme l’AIEA sont chargées de veiller à ce qu’il demeure du nucléaire civil et non militaire. Or on a vu avec l’Iran que ce n’est pas si simple que cela.
Quoiqu’il en soit et quoiqu’on pense du nucléaire (je l’ai interrogé en toute objectivité), il m’a semblé nécessaire de souligner, pour vous étudiants membres de Solar Generation, que la production d’électricité en France vient à 80% du nucléaire. Par conséquent, cela signifie qu’en installant des panneaux solaires photovoltaïques, vous demandez indirectement au gouvernement français de revoir sa politique énergétique basée sur le nucléaire. Et que l’équation panneaux solaires photovoltaïques = réductions d’émissions de CO2 est moins facile à comprendre que dans la plupart des autres pays européens et la majorité des pays du monde, où l’électricité provient d’énergies fossiles.
Un évènement plus amusant : les délégués qui peignent notre futur sur notre visage ! Cette activité a été organisée par autres jeunes représentants dont je vous ai parlé l’autre jour, et s’est tenue à l’entrée de la conférence. Une vingtaine de jeunes appelait les délégués à venir dessiner symboliquement ce qu’ils sont en train de décider concrètement au sein de la conférence, sur leurs bouilles impassibles. La plupart des délégués s’y collaient de bon cœur, quoiqu’un peu gênés de faire partager leur maitrise du pinceau à plus de 10000 personnes…
Enfin, un des « chargés de campagne » de Greenpeace nous a fait une mise au point sur l’avancée des discussions et les stratégies des principaux pays concernés. Et nous a révélé un sondage réalisé conjointement par Greenpeace et Habbo : 74% des jeunes du monde entier, de 13 à 19 ans, ont placé le réchauffement climatique en tête de leurs préoccupations, loin devant la guerre.
Cela vous parait peut être évident, ou consensuel, mais le résultat aurait sans doute été différent vingt ans plus tôt, signe que nous ne serons pas la génération effet de serre, mais la génération solaire… ;-)
Augustin