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L'ours polaire accueille les journalistes à Bali

L'ours polaire accueille les journalistes à Bali

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Bali, Indonesie — Enfin ! Pendant que les délégués déclaraient ouverte la première session, nous avons découvert le thermomètre géant à l’entrée du centre devant une armée de journalistes, autant intéressés par le discours d’un représentant de Greenpeace que par l’ours polaire, de retour de Kuta Beach.

Autour de l’immense salle principale, on trouve le stand de toutes les ONG et ministères des pays représentés, qui informent toute la journée sur leurs activités. Solar Generation a donc son propre stand.

C’est depuis ce stand qu’on engage la discussion avec les délégués pour leur présenter Solar Generation et leur expliquer ce qu’on attend.

Hormis la visite du centre de conférence, ce qui m’a le plus marqué aujourd’hui fut l’intervention de Sven, le père fondateur de Solar Generation, qui est venu nous expliquer le scenario d’une possible révolution énergétique.

Développé par Greenpeace, il allie efficacité énergétique et énergies renouvelables pour montrer qu’il est encore possible de maintenir les températures en dessous du seuil limite.

Il expose, continent par continent, les ingrédients et méthodes adéquats pour arriver à la combinaison gagnante, selon que telle ou telle énergie renouvelable est adaptée ou non au contexte.

Lorsque je lui ai demandé quelles étaient les critiques les plus couramment adressées à son scenario, il m’a répondu :

1) Trop d’agressivité concernant les conditions d’efficacité énergétiques

2) Pas de recours au nucléaire et aux technologies qui pourraient permettre de capturer le CO2.

En n’oubliant pas que ceux qui ont émis ces critiques ont aussi des intérêts à défendre, ce scenario est véritablement une lueur d’espoir, me semble-t-il, et mérite d’être étudié en détail pour se faire un avis objectif.

Par ailleurs, la rumeur qui a couru tout au long de la journée, et qui a fini par se confirmer, est d’importance : l’Australe a annoncé qu’elle allait ratifier le protocole de Kyoto ! Ce qui signifie qu’elle laisserait les Etats-Unis seuls au rang des pays développés n’ayant pas ratifié le protocole.

A ce sujet, je vous signale un évènement qui a lieu tous le jours à 18 heures : la remise des prix aux pays qui ralentissent le plus les négociations. Etant donné que c’est présenté par un groupe de jeunes internationaux, et que les pays « récompensés » ont un délégué fictif qui se dit « vraiment très fier d’être le mouton noir de la conférence », j’ai d’abord cru à une blague. En réalité cela permet de suivre au jour le jour l’avancée des négociations, et ce pourquoi elles ralentissent, d’une manière ludique…Je serai donc au poste dès demain pour savoir qui succèdera à l’Arabie Saoudite, au Canada et aux Etats-Unis…

Enfin, jusque tard dans la nuit, un petit séminaire avait été organisé avec les bénévoles Indonésiens qui aident Solar Generation à Bali, pour parler du fonctionnement technique des énergies renouvelables. Conclusion d’un jeune local : on veut participer à la révolution énergétique, on voudrait investir dans les énergies renouvelables ou savoir fabriquer nous-mêmes les panneaux solaires, mais on a avant tout besoin de cet argent pour se nourrir. Les délégués à la conférence devront sans doute, à leur échelle, faire face à cette problématique…

A demain !

Augustin