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Ces quelques étudiants locaux nous ont fait découvrir un monde dont les images ne quitteront pas ma mémoire. Un million de personnes s’entassent dans des cabanes, sans eau, ni électricité. C’est le deuxième plus grand slum d’Afrique après Soweto (Afrique du Sud).
Les habitants de ces bidonvilles n’ont pas l’air malheureux.
Ils évoluent dans une galère indescriptible, mais ils font avec. La pluie de la
veille avait transformé en terrain de boue géant ces petites rues aux
maisonettes de tôle. La progression était périlleuse. Les enfants chantaient
sur notre passage « Awaru ? » (« How are
you ? »). Les hommes attendaient le début du match Arsenal/Liverpool
qu’ils allaient pouvoir suivre à la radio grâce aux panneaux solaires ! Les
femmes se coiffaient entre elles, cuisinaient, ou faisaient leur marché.
Nous avons longé un moment la voie ferrée sur les hauteurs
pour admirer le paysage. C’est peut-être incroyable, mais malgré l’horreur de
leur situation, la boue, les déchets et la tôle, c’était saisissant. Si on ne
fait pas le lien entre ce qu’on voit et ce que ça signifie, bien sûr.
De retour à la maison, nous avons joué avec les enfants du
quartier. Le son des percussions les ont attirés et j’ai découvert qu’ à 4 ans
ils ont déjà un extraordinaire sens du rythme !! Nous ne voulions plus
partir et encore moins s’en détacher pour les laisser. J’espère que c’est le
début d’une grande histoire d’échanges avec la Communauté des Jeunes de Kibera.
Il est déjà prévu que Richard viennent en France dans le courant de l’année.
Dans le bus, chacun était perdu dans ses pensées qui nous ramenait à l’hôtel. C’est une nouvelle semaine intense qui démarre demain. Il faut qu’on assure. Mission Possible : Save the Climate.