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Kibera.

Kibera.

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Nairobi, Kenya — Nous avons envahi le bus à 15, pour rejoindre la petite maison de Kibera pour déjeuner avec les amis de Richard. Tout le monde a mis la main à la pâte, puis dans l’assiette puisqu’on mangeait avec les doigts (c’était folklo pour les pois en sauce !), et, répartis en 3 groupes nous sommes partis dans le slum.

Ces quelques étudiants locaux nous ont fait découvrir un monde dont les images ne quitteront pas ma mémoire. Un million de personnes s’entassent dans des cabanes, sans eau, ni électricité. C’est le deuxième plus grand slum d’Afrique après Soweto (Afrique du Sud).

Les habitants de ces bidonvilles n’ont pas l’air malheureux. Ils évoluent dans une galère indescriptible, mais ils font avec. La pluie de la veille avait transformé en terrain de boue géant ces petites rues aux maisonettes de tôle. La progression était périlleuse. Les enfants chantaient sur notre passage « Awaru ? » (« How are you ? »). Les hommes attendaient le début du match Arsenal/Liverpool qu’ils allaient pouvoir suivre à la radio grâce aux panneaux solaires ! Les femmes se coiffaient entre elles, cuisinaient, ou faisaient leur marché.

Nous avons longé un moment la voie ferrée sur les hauteurs pour admirer le paysage. C’est peut-être incroyable, mais malgré l’horreur de leur situation, la boue, les déchets et la tôle, c’était saisissant. Si on ne fait pas le lien entre ce qu’on voit et ce que ça signifie, bien sûr.

Session de percussion pour Laura et les enfants de Kibera.

Session de percussion pour Laura et les enfants de Kibera.

De retour à la maison, nous avons joué avec les enfants du quartier. Le son des percussions les ont attirés et j’ai découvert qu’ à 4 ans ils ont déjà un extraordinaire sens du rythme !! Nous ne voulions plus partir et encore moins s’en détacher pour les laisser. J’espère que c’est le début d’une grande histoire d’échanges avec la Communauté des Jeunes de Kibera. Il est déjà prévu que Richard viennent en France dans le courant de l’année.

Dans le bus, chacun était perdu dans ses pensées qui nous ramenait à l’hôtel. C’est une nouvelle semaine intense qui démarre demain. Il faut qu’on assure. Mission Possible : Save the Climate.