100 000 substances chimiques sont commercialisées en Europe. Or pour 99% d'entre elles, nous n'avons aucune idée de leurs effets sur la santé et l'environnement. Certaines molécules, dangereuses sont présentes dans nos produits de consommation. L’ignorance et l'irresponsabilité ont dominé ces cinquante dernières années. Résultat : on retrouve aujourd'hui des substances chimiques industrielles dans l'écosystème le plus reculé... Jusqu'au corps humain, si bien qu'aujourd'hui les enfants naissent pollués ! Cette pollution invisible participe à la croissance de nombreuses maladies chroniques telles que certains cancers ou les troubles de la reproduction.
Après plusieurs années de bras de fer avec le lobby de l’industrie chimique, la réforme Reach, un nouveau cadre européen pour la commercialisation des produits et substances chimiques est entré en vigueur le 1er juin 2006. Environ 30 000 substances chimiques doivent être évaluées dans les quinze prochaines années. Certaines substances dangereuses ne pourront plus être autorisées, c’est le « principe de substitution » pour lequel se sont battus ensemble associations et syndicats. La réglementation Reach est pleine de lacunes. Néanmoins, elle ouvre une nouvelle ère de précaution dans la gestion des produits chimiques.
La campagne Toxic Tech poursuit le travail engagé sur Reach. Sur le secteur de pointe de l’électronique, il s’agit de stimuler et mettre en application concrète le principe de substitution. Greenpeace est convaincue que les fabricants ne développeront des efforts significatifs d’écoconception que lorsqu’ils endosseront individuellement la responsabilité financière des impacts sanitaires et environnementaux des produits de leurs propres marques. La « responsabilité individuelle du producteur » doit, à l’instar de Reach et de la substitution, devenir la norme internationale. Notre classement trimestriel des grandes multinationales de l’électronique œuvre dans cette direction.
Greenpeace a publié mardi 18 mars la 7e édition du classement « Pour une high-tech responsable » (1). La première place échappe à Nokia, toujours pénalisée pour l'insuffisance de ses services de reprise en Inde et en Russie. C'est donc Samsung et Toshiba qui arrivent ex aequo n°1, toutes deux à 7,7/10. Nintendo reste en queue de peloton avec 0,3/10.
Dans le rapport « Déchets électroniques. Ok, mais pas chez nous » publié le 21 février, Greenpeace fait le point sur les millions de tonnes d'appareils électroniques contenant des substances chimiques dangereuses et des métaux lourds qui sont produites chaque année. En Europe, près de 75 % de nos des téléviseurs, ordinateurs et autres téléphones mobiles échappent à tout recyclage. Ce chiffre s'élève à plus de 80 % aux États-Unis et grimpe à 99 % en Inde !
Le 16 janvier 2008. Pour la première fois dans le monde, un tribunal français a désigné un affréteur, Total, en partie responsable d'une pollution maritime de très grande envergure. Le jugement reconnaît par ailleurs, pour la première fois en France, l'existence d'un préjudice écologique résultant de l'atteinte portée à l'environnement et a chiffré des dommages et intérêts. Pour Greenpeace, qui s'était portée partie civile, l'issue du premier grand procès d'une catastrophe écologique en France est à la hauteur de l'enjeu et devrait contribuer à prévenir de nouvelles catastrophes.
Le 27/11/2007 – La sixième édition du Guide de Greenpeace pour une high-tech responsable s'ouvre aux leaders du marché des téléviseurs et des consoles de jeux. Microsoft, Nintendo, Philips et Sharp obtiennent les plus mauvaises notes. Le premier zéro pointé de l'histoire du guide est décerné à Nintendo. C'est guère mieux pour Philips et Microsoft avec respectivement 2 et 2,7 points sur les 10 du barème.
Le 23/10/07 - Des analyses de substances dangereuses dans les ordinateurs portables commissionnées par Greenpeace montrent que les fabricants sont parvenus à éliminer plusieurs matériaux et produits toxiques visés par diverses réglementations mais qu'il leur reste encore à procéder au remplacement de plusieurs autres tels que le PVC, les retardateurs de flamme bromés (RFB) et les phtalates1.