"Les Ficelles de Reach" est un manuel militant destiné à toutes celles et tous ceux qui veulent s'instruire sur cette grande réforme de la réglementation chimique et participer tant à la réussite de sa mise en oeuvre qu'à son amélioration future. "Les Ficelles de Reach" s'inscrit dans la continuité du travail de coalition et de mobilisation citoyenne de Chemical Reaction, un projet commun à Greenpeace, au BEE et aux Amis de la Terre.
Reach est entrée en vigueur le 1er juin 2007. Ce rapport fait l'état des lieux de Reach et des substances chimiques toxiques présentes dans les produits de notre quotidien. Il nous montre aussi la marche à suivre pour influencer la mise en application de Reach, pour l'améliorer dans les années à venir.
Lors des trois dernières années, plusieurs sociétés françaises et européennes se sont engagées aux côtés de Greenpeace à soutenir et à appliquer le principe de substitution. Ce rapport en anglais retrace les étapes et évolutions au sein de notre guide des produits domestiques avec ou sans toxiques. Retrouvez les marques qui garantissent l’absence de substances chimiques dangereuses dans leurs produits, et celles qui se retranchent derrière l'actuelle réglementation largement insuffisante.
Un texte de positionnement signé par Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France et Jean-Michel Petit, secrétaire général de la Fédération CGT des industries chimiques.
L'accord politique sur Reach adopté par les gouvernements européens le 13 décembre 2005 menace l'efficacité future de la proposition de réforme chimique communautaire :
- en permettant, malgré l'existence de produits de remplacement plus sûrs, l'usage de certaines substances dangereuses, telles que des cancérigènes, des tératogènes, des reprotoxiques ou des perturbateurs hormonaux ;
- en appuyant la législation sur des estimations de seuils "sans effet" pour ces toxiques, un échappatoire majeur à la prévention du risque chimique.
La réglementation REACH met-elle économiquement en danger la chimie française ? L’économiste Frank Ackerman répond non, au contraire. Le défi de la chimie verte reste encore à relever en France.
La substitution des substances dangereuses, c'est nécessaire, légitime et possible. La preuve avec cette étude de la législation internationale et des études de cas industrielles.
Un aperçu et une synthèse des activités de lobbying anti-REACH déployées par l'industrie chimique américaine et l'administration Bush en Europe. Mais l’Amérique a aussi un autre visage : celui de l’expérience réussie du Massachusetts, où le fardeau toxique a considérablement diminué. Un exemple à suivre.
Rapport d'analyse sur des échantillons de sang prélevés sur des femmes enceintes et des prélèvements de cordons ombilicaux. Les résultats prouvent que les substances chimiques industrielles, présentes dans le corps humain adulte, franchissent la paroi placentaire et exposent l'enfant en gestation.
Les substances chimiques dites préoccupantes sont persistantes et solubles dans la graisse corporelle. Cette étude commandée par Greenpeace Pays-Bas montre qu'au moins une des 46 substances de synthèse toxiques sont présentes dans le corps des 91 volontaires testés, tous en bonne santé et habitant 10 régions différentes.
Avec le temps et l'usure, les articles et produits que nous consommons chaque jour libèrent des substances chimiques toxiques. Elles retrouvent dans les poussières domestiques et peuvent ensuite pénétrer le corps humain par la peau ou l'air ambiante respirée. Ce rapport scientifique d'analyse porte sur des poussières domestiques collectées dans une centaine de logements européens.
Une étude qui porte sur une vingtaine d'anguilles capturées au cours de l'été 2005 dans dix rivières et lacs européens. Elle démontre la présence répandue de plusieurs retardateurs de flamme bromés dans l'organisme de cette espèce. Cette famille de substances provient des produits électroniques pour éviter que ceux-ci ne prennent feu...
Loin du mythe de l'air pur des montagnes, les Alpes comme l'Arctique, ne sont pas épargnées par les polluants organiques persistants dites POP. Greenpeace a effectué une pêche scientifique dans le lac le plus élevé des Alpes, dont les poissons présentent des POP...