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les bébés sont exposés à de nombreuses substances toxiques 
industrielles dès le stade fœtal, dans l'utérus même de leurs mères

les bébés sont exposés à de nombreuses substances toxiques industrielles dès le stade fœtal, dans l'utérus même de leurs mères

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Retrouvez les propositions du groupe de travail 3 : "Santé et environnement", dans le cadre du Grenelle de l'environnement.


Téléchargez les propositions pour « instaurer un environnement respectueux de la santé »

Maladies chroniques, cancer et substances chimiques
En vingt ans, les cancers ont augmenté de 40 % et l’asthme a doublé (un enfant sur trois est touché en Europe). Aujourd’hui, 10 % des enfants présentent des allergies et un couple sur sept rencontre des problèmes de stérilité (50% de baisse du nombre de spermatozoïdes sur les deux-trois dernières générations)… Comment expliquer le développement de ces maladies chroniques ? Prenons l’exemple des cancers. Aujourd’hui, un homme sur deux et une femme sur trois sont confrontés à un cancer. Malgré les progrès thérapeutiques, les cancers progressent. La prévention, limitée à la lutte contre le tabac et l’alcool, s’avère payante dans certains cas, mais échoue à enrayer la progression d’autres types de cancers. Car les cancers qui augmentent le plus sont justement ceux que l’on ne peut pas attribuer au tabagisme ou à l’alcoolisme. Les cancers touchant les enfants augmentent de 1 % par an tous types de cancers confondus (on atteint 2 % pour les cancers cérébraux et 3 % pour les leucémies). En vingt ans, le nombre de cancer du sein a été multiplié par deux, et celui des cancers de la prostate par trois.


Le concept de « santé environnementale »

Tous ces chiffres plaident en faveur d’une nouvelle approche de la prévention prenant en compte les « causes environnementales » entendues au sens large :  alimentation, pollution, pratiques individuelles à risques autres que alcool/tabac, nutrition, exposition à des agents cancérogènes dont des substances chimiques au travail ou in utero… C’est la prise en compte de ces « causes environnementales » qui fonde le principe de « santé environnementale ». Cette nouvelle approche implique la réduction de l’usage des substances chimiques dangereuses (toxines persistantes, pesticides et produits chimiques cancérigènes). Actuellement, la législation repose sur l’ignorance et l’absence de responsabilité des producteurs de substances chimiques. Alors que la future réglementation européenne Reach devrait permettre d’agir à la source contre la pollution chimique généralisée, en prenant en compte toutes les substances chimiques auxquelles nous sommes exposés chaque jour et sur lesquelles, aujourd’hui, on ne sait quasiment rien.

Diminution de la qualité du sperme, augmentation des cas de stérilité, 
anomalies génitales chez les bébés… Autant de phénomènes liés à notre 
reproduction et qui pourraient résulter de notre exposition aux 
substances chimiques industrielles utilisées dans les parfums, les 
tapis, les équipements électroniques et autres biens de consommation 
courante.

Diminution de la qualité du sperme, augmentation des cas de stérilité, anomalies génitales chez les bébés… Autant de phénomènes liés à notre reproduction et qui pourraient résulter de notre exposition aux substances chimiques industrielles utilisées dans les parfums, les tapis, les équipements électroniques et autres biens de consommation courante.


L’Afsset, une agence bancale

Depuis quelques années, le concept de « santé environnementale » a fait du chemin en France. Cette approche a d’abord connu une traduction sécuritaire (gestion de crise) avec la création en 2001 de l’Agence française de sécurité sanitaire environnementale (ou Afsse, devenue depuis AFSSET avec des compétences supplémentaires sur la santé au travail). L’Afsset n’est qu’une agence de coordination : elle ne dispose pas de moyens d’évaluation en propre mais est dépendante des ressources d’autres agences (Afssa, INRS, Ineris, INVS, …). Voilà qui imite l’intérêt et l’efficacité de cet outil indispensable. De plus, l’une des premières expertises de l’Afsse sur les antennes-relais n’a pas démontré les gages d’indépendance suffisant pour que le public et les associations fassent confiance à cette agence.
 Pour en savoir plus sur les péripéties et manœuvres autour de la création de l’Afsse, lire le livre d’André Ascieri « La France Toxique ».
 Pour une critique de l’Afsse, voir le site de la Fondation sciences citoyennes: http://sciencescitoyennes.org


Le Plan national santé environnement (PNSE)

Sous la double égide de l’Union européenne et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les Etats européens (UE + 30 pays périphériques) ont élaboré en 2004 un Plan national santé environnement. Le PNSE français a été rendu public en juin 2004 à l’occasion de la conférence ministérielle santé-environnement de l’OMS à Budapest. Une coalition d’ONG européennes, dont Greenpeace, était représentée à cette conférence et tenait en parallèle un contre-forum.

L’Appel de Paris
Le 7 mai 2004, en clôture de la conférence « Cancer, environnement et société » qui se tenait à l’Unesco, un groupe de scientifiques internationaux lancent un pavé dans la mare en publiant l’Appel de Paris [PDF - 36Ko]. Ce texte déclare l’enfance et l’humanité menacées par les polluants chimiques et réclame aux décideurs politiques une série de mesures dont l’adoption du principe de substitution dans Reach. Réunis sur l’initiative du Professeur Belpomme, ces scientifiques mettent l’accent sur la vulnérabilité particulière – et révoltante – des enfants, au moment où le gouvernement Raffarin se débat avec les « patates chaudes » que sont PNSE et de la Charte de l’environnement, coincé entre ses promesses et les partisans de l’immobilisme (décideurs politiques et économiques opposés au principe de précaution, académiciens gardiens du temple de la cancérologie…).
 Pour plus d’infos, cliquez ici.

Une pétition [PDF - 24Ko] soutenant cet Appel et relayée par Greenpeace circule en Europe, ouverte à l’ensemble des citoyens. Plus de 150 000 personnes l’ont déjà signée. Jusqu’au passage en deuxième lecture de Reach au Parlement européen prévu pour le dernier trimestre 2006, vous pouvez signer, faire signer autour de vous et renvoyer à Greenpeace cette pétition [PDF - 24Ko].
 Pour plus d’infos, cliquez ici.