L’utilisation actuelle des combustibles fossiles pour couvrir nos
besoins énergétiques n’a pas d’avenir. Dans 100 à 200 ans, nous aurons
complètement épuisé toute une série de matières premières des plus
précieuses, dont la formation a duré des millions d’années. Or, pour
bon nombre de personnages politiques et de nos contemporains, la seule
question qui compte semble être la suivante: pendant combien de temps
disposerons-nous encore de ressources?
Le pillage et l’exploitation des sources d’énergie fossile entraînent
des conséquences imprévisibles sur l’environnement. En plus des énormes
quantités de polluants, l’atmosphère est envahie par une quantité trop
importante de carbone sous forme de CO2. Le CO2 est la cause principale
de ce qui est communément appelé l’effet de serre.
L’effet de serre artificiel est devenu aujourd’hui une réalité mesurable.
Le climat se réchauffe. Les conditions climatiques exceptionnelles se
multiplient, avec une recrudescence accrue de tempêtes, d’ouragans, de
périodes de sécheresse et d’inondations. L’augmentation du CO2 et des
autres gaz à effet de serre dans l’atmosphère modifie la perméabilité
de cette dernière à la radiation solaire et au rayonnement thermique,
de manière à augmenter la température moyenne. La concentration en CO2
dans l’atmosphère terrestre au cours des 200 dernières années est
montée en flèche en passant de 280 ppm (parts par million, soit un
millionième) à plus de 360 ppm aujourd’hui. Que la responsabilité de
cette augmentation dramatique incombe en grande partie à l’homme est un
fait largement incontesté parmi les experts.
La principale cause de
l’effet de
serre artificiel et des modifications climatiques y liées est la
combustion de charbon, de pétrole et de gaz naturel. Ceux qui
tablent sur des difficultés d’approvisionnement et un renchérissement
des prix de l’énergie fossile et restent les bras croisés, acceptent
bien avant la survenance de ces «facteurs de marché» des dommages
considérables et irréversibles pour l’environnement. Les gisements en
ressources fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) sont dans leur
ensemble nettement plus importants que la quantité consommée critique
qui en-traînera des changements climatiques dramatiques. Les réserves
fossiles connues à ce jour et exploitables à des prix économiquement
avantageux comportent plus de 1.000 gigatonnes de carbone (GtC, un
milliard de tonnes de carbone). L’ «Intergovernmental Panel on Climate
Change» (IPCC), conseil d’experts des Nations Unies pour le changement
climatique, arrive à la conclusion que l’exploitation de 1.100 GtC (à
partir de 2000) risque selon toute probabilité de menacer l’existence
de 60 à 350 millions d’êtres humains, et ce en raison de la destruction
de leur espace vital et des terres agricoles.
La limite du supportable
Dans ses rapports, l’IPCC a exposé les conséquences auxquelles il
fallait s’attendre pour différentes quantités de carbone émises (en
GtC) d’ici la fin de ce siècle:
- pour 225 GtC à partir de 1997, il faudra s’attendre à une
augmentation de la température de 1° C: dans ce cas, les écosystèmes
menacés seront encore susceptibles de s’adapter
- pour 410 GtC: 2° C d’augmentation de la température, forte
augmentation des turbulences météoro-logiques et dommages occasionnés
aux écosystèmes sensibles
- pour 630 GtC: augmentation de la température pouvant aller
jusqu’à 3° C; des îles disparaîtront; les problèmes lors de
l’approvisionnement en denrées alimentaires se multiplieront; les
écosystèmes sensibles seront détruits
- pour 870 GtC: augmentation de la température pouvant aller
jusqu’à 4° C et entraînant des conséquences incalculables ainsi que des
rétroactions fatales
Une petite partie seulement des ressources fossiles peut donc encore servir à la production d’énergie.
La consommation de charbon, de pétrole et de gaz naturel doit être
réduite de telle façon à éviter que la température globale augmente à
long terme en moyenne de plus de 1° C. Le «budget résiduel» fossile ne
s’élèverait donc plus qu’à 225 GtC après 1997 (respectivement 185 GtC à
partir de 2004).
Il est manifeste que le point crucial n’est pas la question des
ressources mais les dommages occasionnés au climat que nous sommes
prêts à accepter et le budget résiduel en résultant en termes de
sources d’énergie fossile. Même des budgets résiduels plus importants,
qui impliqueraient des augmentations de température de plusieurs degrés
Celsius et occasionneraient des problèmes environnementaux
considérables, ne nous mèneraient pas loin: jusqu’en 2039, 2049 ou 2058
(voir illustration 2). En d’autres termes: même dans de tels cas de
figure, des économies annuelles de plusieurs pourcents sur le plan de
la consommation sont absolument indispensables.
Nous sommes appelés à prendre une décision capitale: Voulons-nous, sur
le plan énergétique, poursuivre dans notre voie – quitte à y apporter
les corrections préconisées à Kyoto - et provoquer des dommages à long
terme irréversibles? Ou bien sommes-nous prêts à réaliser un réel
revirement énergétique en nous fixant un budget résiduel de carbone
clairement limité?
Les Etats industrialisés (Etats repris à l’annexe B) se sont engagés en
1997 à Kyoto à réduire de 5,4 % par rapport à 1990 l’émission de gaz à
effet de serre d’ici 2008/12. Simultanément, une augmentation de la
consommation de 4,6 % par an est consentie à l’ensemble des autres
pays, pays représentant à eux seuls quelque 80 % de la population
mondiale. Toutefois, si l’on respecte les termes du Protocole de Kyoto,
le budget résiduel de 225 GtC sera épuisé dès l’année 2026. A cette
date, la consommation par tête d’habitant des pays industrialisés
serait encore de 50 % supérieure à celle des pays de l’hémisphère sud.
Si l’on veut respecter le budget résiduel et permettre dans un proche
avenir à l’ensemble de l’humanité de consommer la même quantité de
carbone, la consommation d’énergies fossiles doit diminuer dans les
Etats industrialisés de 10,8 % par an à partir de 2008. Comme la
consommation de carbone au Luxemburg est largement supérieure à la
moyenne des pays industrialisés, le mouvement à la baisse devrait
commencer ici dès l’année 2004.
Responsabilité et équité
Dans son livre «One world, the ethics of globalization» Peter Singer
s’est étendu longuement sur la question de la protection du climat et
de l’équité. Aussi part-il du principe d’une capacité résiduelle
limitée de l’atmosphère à absorber le carbone si nous ne voulons pas
nous priver nous-mêmes de notre base d’existence. Contrairement au
passé où la capacité d’absorption de l'atmosphère de polluants
anthropogènes était considérée comme infinie, le constat actuel de la
nécessité manifeste de fixer une limite d’absorption place le problème
d’une répartition équitable des capacités restantes au centre des
débats. Qui peut encore rejeter quel volume de carbone dans
l’atmosphère?
Singer esquisse trois lignes d’argumentation distinctes.
La solution la plus équitable serait d’accorder à
chaque pays la même quantité d’émissions de carbone par habitant
sur l’ensemble de la période d’exploitation du carbone. L’utilisation
du carbone a jusqu'ici contribué dans une très large mesure au
développement économique des pays industrialisés. Les pays du sud
accusent ici un énorme retard qui, d’après ce principe, entre en ligne
de compte. Cette clé de répartition n’est toutefois déjà plus possible
puis-que 20 % de la population mondiale ont consommé jusqu’ici plus de
80 % des énergies fossiles. Si ces 20 % de consommateurs majeurs
arrêtaient dès à présent de consommer des énergies fossiles, il
faudrait que les autres 80 % de la population mondiale consomment
encore quelque 1.000 GtC pour atteindre l’équilibre équitable!
Une deuxième solution de répartition équitable pourrait être une
même quantité d’émissions de carbone par habitant à partir de maintenant.
Pour éviter que cette solution ne soit considérée comme un
encouragement en termes de croissance démographique, Singer propose de
définir clairement le nombre pertinent d’habitants par pays. Comme
toutes les inégalités en matière de répartition des contingents par
personne vont déboucher sur des conflits sans fin, Singer considère
cette solution de répartition comme la plus faisable.
Singer entrevoit une autre clé de répartition possible qui consiste à
affecter des contingents selon l’activité économique et le produit national brut.
En faveur de ce principe de réparti-tion, on pourrait argumenter que
l’efficacité de la production et l'émission de carbone afférente par
unité de production sont les plus élevées là où les économies sont
industriellement les plus avancées. Si l’on s’en tient à cette logique,
que préconise le gouvernement américain, ce sont bien sûr les pays
riches qui continuent à profiter le plus des capacités d’absorption
limitées.
Le cours des négociations à ce jour laisse penser que, dans le meilleur
des cas, il sera possible d’en arriver, par voie de négociations, à une
combinaison des argumentaires B et C – à moins que la loi du plus fort
ne s’impose.
Quelle politique énergétique pour le Luxembourg?
Le Luxembourg fait partie des pays avec une consommation énergétique
spécifique, un volume de carbone et une émission de CO2 par personne
les plus élevés au monde. La production élevée de CO2 a été pendant
longtemps conditionnée par la consommation de charbon considérable dans
l’industrie sidérurgique.
Au cours des trente dernières années, la situation a fondamentalement changé:
- la consommation d’énergie et en particulier la consommation de charbon dans l’industrie a fortement baissé
- l’industrie sidérurgique dont l’importance a aujourd’hui diminué
exploite ses aciéries surtout en recourant à de l’électricité provenant
de la production thermique-fossile (centrale gaz-vapeur à Esch/Alzette
ainsi que de l’électricité importée de Belgique)
- le mazout de chauffage a été en grande partie remplacé par du gaz naturel
- en raison de la modicité des taxes sur les carburants et de la
situation géographique, le volume des carburants a en contrepartie
augmenté de manière exponentielle.
Malgré la réduction notable de la consommation de charbon, le
Luxembourg est toujours dans le peloton de tête au classement européen
des émissions spécifiques de CO2. Les succès enregistrés sur le plan du
charbon ont été et sont compensés de plus en plus par la croissance
extrême de la consommation de carburants. Le volume de carbone
résultant des ventes de carburants a doublé en 10 ans (depuis 1990).
Dans ce contexte, les rejets dans l’atmosphère sont passés de 3 à 6
millions de tonnes de CO2 par an. La raison principale de cette
augmentation extrême de la consommation réside dans les prix bon marché
de l’essence et du diesel. Le Luxembourg est de ce fait devenu un
«paradis des carburants bon marché» promouvant le «tourisme à la pompe».
Entre 1990 et 1998, la production totale de CO2 au Luxembourg a pu
être, grâce à la transformation technique des aciéries de l'ARBED,
diminuée de 26 %. De ce fait, l’objectif de réduction du CO2 de moins
28 % (par rapport à 1990) convenu dans le cadre du Protocole de Kyoto
et de la péréquation des charges de l’UE, semblait à portée de main. La
croissance extrême de la consommation de carbu-rants aidant et le fait
que la centrale gaz-vapeur à Esch/Alzette tourne à plein régime, le
bonus de la transformation des aciéries sera annihilé en quelques
années seulement par des émissions supplémentaires. L’objectif fixé à
Kyoto s'éloigne.
Avec la «Stratégie nationale de réduction des émissions de gaz à effet
de serre» (mai 2000), le gouvernement luxembourgeois a reconnu la
nécessité d'agir également au Luxembourg dans le domaine de la
protection du climat. En examinant de plus près l’évolution de la
consommation d’énergie au Luxembourg, les changements climatiques
actuels et futurs, ainsi que l’impact possible de la «stratégie
nationale», il s’avère toutefois que le besoin d’agir est d’autant plus
important si nous voulons abaisser l’émission de gaz à effet de serre à
un niveau soutenable.
Si le Luxembourg veut atteindre les objectifs fixés dans le Protocole
de Kyoto, voire en arriver à une réduction substantielle des émissions
de CO2, des mesures concrètes, ainsi que des lois et des règlements
clairs réduisant durablement la consommation d’énergies fossiles, sont
indispensables.
Dans l’étude «
CO2-Reduktionsplan für Luxemburg» réalisée à la demande
de et en collaboration avec Greenpeace Luxembourg, Heini Glauser,
expert suisse en matière d’énergie, expose où se situent les problèmes
et de quelle la manière on peut, grâce à des initiatives politiques
résolues, pallier le risque d’une catastrophe climatique par la mise en
oeuvre de mesures nationales.
Les potentiels de réduction sont immenses
Ainsi, la
consommation de carburants offre les potentiels de réduction
les plus importants. A l’heure actuelle, près de la moitié de
l’émission totale de CO2 au Luxembourg résulte de la vente et de la
consommation de carburants. Les taux élevés de croissance des ventes de
carburants s’expliquent surtout par les prix bon marché de l’essence et
du diesel et par l’exportation de carburants et le tourisme à la pompe
qui en découlent.
En l’espèce, un relèvement des prix des carburant par l’introduction et
l’augmentation progressive d’une taxe sur l’énergie ou sur le CO2,
s’impose, étant donné que des prix de carburants plus élevés
entraîneraient une utilisation des transports plus parcimonieuse,
réduiraient le tourisme à la pompe et inciteraient à choisir lors d’un
nouvel achat des véhicules à basse consommation de carburant.
L’adaptation des prix des carburants à ceux des pays voisins et la
disparition conséquente du tourisme à la pompe, conduiront à moyen
terme à des moins-values fiscales de 300 à 400 millions d’euros qui ne
seront compensées que partiellement par des plus-values fiscales
consécutives au relèvement des prix. Il n’y a pourtant pas
d’alternative à cette mesure de réaménagement si l’on veut atteindre
l’objectif convenu à Kyoto (moins 28 % d’émission de CO2 d’ici
2008/2012 par rapport à 1990) par le biais de mesures essentiellement
nationales.
Outre le «tourisme à la pompe», la consommation nationale de carburants
ne cesse d’augmenter. Le parc de véhicules automobiles s’est accru ces
dernières années plus rapidement que la population. Le deuxième élément
important est donc la réduction continue de la consommation de
carburant des nouveaux véhicules immatriculés, c’est à dire une
diminution de la consommation moyenne de la flotte. Le renouvellement
du parc des véhicules qui a lieu en moyenne tous les 7 à 8 ans offre
l’opportunité de réduire considérablement en une seule décennie la
consommation en carburant de la flotte de véhicules.
Dans le domaine de la
production d’électricité, les solutions
s’appellent rendement, production décentralisée et électricité produite
à partir d'énergies renouvelables. Il faudra réduire la consommation
d’électricité en recourant à des appareils et à des systèmes
d’éclairage performants, à des centrales de cogénération collective et
à la production combinée de chaleur et d'électricité avec récupération
de la chaleur résiduelle, et promouvoir la production d’électricité à
partir d’énergies renouvelables telles que le soleil, la biomasse et le
vent.
Dans le
secteur du bâtiment, des assainissements et des normes de
construction favorisant les économies d’énergie dans les nouvelles
constructions, de même que la production d’eau chaude solaire et le
chauffage d’appoint fonctionnant avec des capteurs solaires font partie
des mesures indispensables. Les économies totales potentielles de
l’ensemble des bâtiments au Luxembourg (maisons d’habitation,
industrie, immeubles à usage de services, bâtiments publics, etc.) sont
de l’ordre des deux tiers à condition de mettre en œuvre les
technologies de pointe.
Idéalement, l'on associera des mesures d’intervention au niveau des
constructions et des travaux d’entretien réguliers à des possibilités
d’amélioration énergétique. Hormis la qualité plus élevée de l’habitat
et du travail, la préservation de la valeur et les économies d’énergie
et de CO2, une intensification des travaux d’assainissement et de
rénovation sera également profitable à l’industrie du bâtiment.
L’industrie, les services et le commerce ont besoin d’incitations pour
passer à l’action, p.ex. sous forme d’un relèvement progressif et
planifiable des prix de l’énergie par l'introduction d’une taxe sur
l’énergie ou le CO2.
Une stratégie offensive de réduction du CO2 est non seulement bénéfique
pour le climat, mais elle procure aux économies actives un «
first mover
advantage» par rapport aux Etats nonchalants prô-nant le «laisser
faire». Les technologies à faible production de CO2 deviendront dans
les prochaines années et décennies des facteurs économiques, de
développement et d’exportation non négligeables.
13 mesures pour une politique énergétique responsable
Afin que les intentions et les déclarations reprises dans la «Stratégie
nationale» du gouvernement luxembourgeois mènent effectivement à des
économies de CO2, il convient de fixer des objectifs quantitatifs et
temporels. Nous avons repris dans les pages qui suivent treize mesures
pouvant être assorties de tels objectifs et permettant de réaliser des
économies substantielles. Les potentiels de réduction du CO2 partent de
la prémisse d’une politique du climat diligente sur une période de 10
ans.
| |
Mesure |
Effet/objectif |
Potentiel de réduction
du CO2 en 10 ans |
| 1 |
Taxe sur l’énergie et/ou
le CO2 |
La consommation d’énergie deviendra plus onéreuse
Mesures visant à augmenter l’efficacité, mesures d’économie
et incitation à l’utilisation des énergies renouvelables
Le transport individuel motorisé devient plus coûteux:
réduction des déplacements et passage aux moyens de transport publics |
1,63 millions de tonnes |
| 2 |
Adaptation du prix des
carburants au niveau des pays voisins |
Réduction du tourisme à la pompe de 10 % par an
Introduction immédiate et relèvement progressif du prix des
carburants jusqu'à l'harmonisation |
3,71 millions de tonnes |
| 3 |
Réduction de la
consommation de la flotte-10 %/an |
La consommation moyenne de carburant des nouvel-les
voitures immatriculées peut être résolument abaissée par une réglementation
ad hoc |
0,29 million de tonnes |
| 4 |
Promotion des transports
publics et du transport non motorisé |
Moins de déplacements individuels
Réduction de la consommation de carburant |
0,07 million de tonnes |
| 5 |
Appareils électriques et
systèmes d’éclairage performants |
Diminution de la consommation d’électricité et réduction
des frais d’électricité Etiquetage clair de tous les
appareils
Abaissement systématique des seuils de consommation
maximale admissible |
0,43 million de tonnes |
| 6 |
Promotion de la
production combinée de chaleur et d'électricité |
La production d’électricité est décentralisée aux
endroits où il est possible de récupérer la chaleur résiduelle
Réduction des émissions de CO2 de 514 à 222 grammes par kWh |
0,28 million de tonnes |
| 7 |
Promotion de la
production d’électricité et de l’utilisation de la chaleur produite à partir
de biomasse |
Substitution du mazout de chauffage et du gaz naturel
Renforcement des mesures d’encouragement existantes
Introduction d’une réglementation basée sur des quotas
pour Cegedel
10 % de la superficie luxembourgeoise réservée à la
biomasse servant à produire de l’énergie |
0,50 million de tonnes |
| 8 |
Promotion du
photovoltaïque (électricité solaire) |
Substitution de l’électricité produite à partir de
sources d’énergie non renouvelables Offensive du
photovoltaïque
Potentiel exploité à concurrence de 10 % |
0,14 million de tonnes |
| 9 |
Promotion de l’énergie
solaire thermique |
Substitution des sources d’énergie non renouvelables
(surtout le mazout de chauffage et le gaz naturel) pour chauffer les eaux
non potables et pour le chauffage d’appoint
Parallèlement à l’offensive du photovoltaïque, promotion des capteurs
solaires placés sur le toit des bâtiments et destinés à la production d’eau
chaude |
0,06 million de tonnes |
| 10 |
Importation d’électricité
produite à partir de sources d’énergie renouvelable: surtout de l’énergie
éolienne et hydro-électrique |
Substitution des sources d’énergie non renouvelables pour
produire de l'électricité Introduction d’une
réglementation basée sur des quotas pour Cegedel
10% de la consommation actuelle d’électricité à partir
d’énergie éolienne importée
(L’offre «Nova Naturstroum» de Cegedel constitue déjà
aujourd’hui une alternative concrète pour les communes, les entreprises et
le particulier qui leur permet de s’approvisionner en électricité «propre») |
0,29 million de tonnes |
| 11 |
Nouvelles normes de
construction: maison à basse consommation d'énergie et maison passive |
Minimisation de la consommation d’énergie dans les
nouvelles constructions |
Mesure à long terme de
réduction du CO2 |
| 12 |
Assainissement des
bâtiments |
Augmentation de la qualité de l’habitat et de l'usage
Réduction des besoins en énergie de chauffage
Réduction des frais d’exploitation |
0,17 million de tonnes |
| 13 |
Reconversion dans le
secteur de l’hydrogène, partenariats avec des exportateurs potentiels
d’hydrogène (l'Islande par ex.) |
L’hydrogène en tant que source d’énergie stockable peut
reprendre à terme la fonction du gaz naturel. Dans les conditions
climatiques européennes, l’hydrogène est un complément important à
l’utilisation de l'énergie solaire (stockage en été - utilisation en hiver)
Chaque kWh hydroélectrique (produit à partir de sources
d’énergie renouvelables) diminue la consommation de sources d’énergie
fossile ou nucléaire. Ceci constitue une source d’énergie capitale à long
terme après l’ère de l’énergie fossile
Lancement de projets pilotes pour créer un véritable
marché de l’hydrogène; premières étapes d’un réseau de stations-service de
H2 |
Contribution
substantielle à partir de 2010 |
| |
Réduction totale |
|
7,57 millions de tonnes |