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Le Flandre au Bangladesh

Le Flandre au Bangladesh

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La démolition navale se fait dans les pays pauvres. Les belles plages d'Inde, du Bangladesh, du Pakistan et de Turquie d'antan ont été transformées en cimetières pour vieux navires.

A la fin de leur vie maritime, les bateaux sont revendus à des entreprises qui vont récupérer leur précieux acier. Mais ces vieux navires contiennent des substances dangereuses : amiante, peintures au plomb et PCB… Lors de leur démantèlement ces poisons sont rejetés dans l'environnement et rentrent dans les organismes des travailleurs. D'une part Greenpeace fait du travail politique pour résoudre ce problème en demandant à la communauté maritime et aux politiciens de prendre des mesures immédiatement et de mettre en place une législation internationale couvrant les navires allant à la casse. D'autre part Greenpeace agit directement contre les sociétés qui envoient leurs vieux navires à la casse dans des pays du tiers monde.

Début 2002, Greenpeace a reçu des informations que la société luxembourgeoise Euronav Luxembourg s.a. avait l'intention de vendre son vieux pétrolier au Bangladesh pour être démoli à Chittagong. Auparavant, cette société avait déjà envoyé 3 vieux pétroliers pour démolition en Chine et au Bangladesh. Greenpeace avait immédiatement contacté la société pour demander une décontamination préalable à l'envoi au Bangladesh. Comme Greenpeace n'a pas reçu de réponse, les autorités luxembourgeoises ont été contactées avec la demande d'intervenir auprès de Euronav Luxembourg. La réponse des ministres concernés (Environnement et Transport) était qu'ils n'auraient pas d'application. Greenpeace a alors décidé de porter plaint contre Euronav Luxembourg pour violation de la convention de Bâle. Au courant de l'année 2003, une enquête fût menée par un inspecteur du service de polices spéciales et le rapport a été envoyé au Procureur d'Etat. A ce jour, Greenpeace attend les conclusions du Procureur et la suite de l'affaire.