En 2018, nous avons l’opportunité de créer dans l’océan Antarctique la plus grande réserve marine du monde.



L’océan Antarctique est l’un des derniers espaces encore préservés de la planète.
 Baleines bleues, manchots empereurs, phoques… Il abrite une faune marine unique, riche et vulnérable.

Aujourd’hui, ce refuge de biodiversité est menacé par les activités humaines : pollution, réchauffement climatique, pêche industrielle…

Nous devons le protéger ! Les océans sont essentiels à la vie sur Terre : ils procurent 50 % de l’oxygène que nous respirons et absorbent 30 % de nos émissions de CO2. Sans vie dans les océans, pas de vie sur terre !

 

 

2018, année Antarctique ?


En octobre 2018, les États membres de la Commission pour la conservation de la faune et la flore marines de l’Antarctique (CCAMLR) se réuniront pour débattre de la création, dans l’océan Antarctique, d’un sanctuaire marin qui serait la plus grande réserve naturelle de la planèteDemandons-leur de créer dans l’océan Antarctique le plus grand sanctuaire marin du monde !


Ce sanctuaire couvrirait une grande partie de la mer de Weddell, au nord du continent (voir carte), et offrirait un havre de paix aux manchots, baleines, léopards de mer, orques et autres espèces extraordinaires du pôle sud.

Le projet de création, présentée par l’Union européenne à l’initiative de l’Allemagne, porte sur une surface d’environ 1,8 million de kilomètres carrés – soit plus de trois fois la superficie de la France métropolitaine.

Ce sanctuaire dépasserait en taille celui de la mer de Ross, créé en 2016 de l’autre côté du continent, qui détient pour l’instant le record de la plus vaste zone protégée de la planète.


En ligne de mire : le futur traité de l’ONU sur la haute mer


Fin décembre 2017, l’Assemblée générale des Nations unies a décidé d’ouvrir des négociations en vue d’adopter un traité sur la protection de la « haute mer » en 2020.


La « haute mer » correspond à la partie des océans qui, au-delà du périmètre de souveraineté exercée par les pays au large de leurs côtes, n’appartient à personne. Ces « eaux internationales » couvrent environ 64 % des océans, soit près de la moitié de la surface de la planète. En réalité, ces eaux nous appartiennent à tous et nous avons la responsabilité collective de les préserver.


Pour des océans et une planète en bonne santé, les scientifiques recommandent la mise en place d’ici à 2030 d’un réseau d’aires marines protégées couvrant au moins 30 % de la surface de nos océans. Aujourd’hui, à peine 1 à 3 % des océans sont protégés…


La création du plus grand sanctuaire du monde dans l’océan Antarctique serait une première étape décisive vers cet objectif et un signe encourageant en vue du traité international sur la haute mer. Il suffit de sauter le pas !

Manchots Adélie, baie de l’Espoir. 18/01/2018 © Christian Åslund / Greenpeace


La pêche industrielle, obstacle à la protection des océans ?


La pêche industrielle est, avec les changements climatiques, l’autre principale menace qui plane sur l’Antarctique.


Le krill, ces petites crevettes à la base de la chaîne alimentaire de nombreuses espèces de la région, est de plus en plus prisé des flottes de pêche internationales. Il est utilisé en aquaculture , mais aussi par les fabricants de compléments alimentaires pour les humains. Ainsi, une pression croissante s’exerce sur cette ressource et par conséquent sur les géants des mers qui s’en nourrissent, comme la baleine bleue, le cachalot ou la baleine à bosse.


La mobilisation citoyenne devra être forte en 2018 pour inciter tous les gouvernements des États membres de la CCAMLR à soutenir la création d’un sanctuaire marin dans l’océan Antarctique. 
Dans les années 1980, les industries pétrolière et minière convoitaient les ressources naturelles du continent Antarctique. La mobilisation internationale a permis d’aboutir à la signature, en 1991, d’un traité historique désignant le continent Antarctique comme une « réserve consacrée à la paix et à la science ». Aujourd’hui, exigeons la même protection pour l’océan Antarctique !



 

 

 

 

Article sourc 1 et 2  par Greenpeace France