Le premier sigle Greenpeace. On y retrouve les symboles de l'écologie et de la paix.
Enjeux internationaux
Greenpeace concentre son attention sur les problèmes globaux qui
menacent l'environnement au sens large et qui constituent des enjeux
planétaires: changements climatiques, consommation
énergétique, prolifération nucléaire, dégradation de la
biodiversité, pollutions génétiques, dissémination des produits
toxiques... Certains de ces problèmes sont difficilement
perceptibles dans la vie de tous les jours ou dans notre proche
voisinage. Pourtant, ces menaces pèsent sur notre quotidien et sur
les générations futures. De même, certaines pratiques qui
apparaissant comme peu dangereuses sur un espace donné, auront des
conséquences désastreuses à l'autre bout du monde.
Ainsi, seule une approche globale permet de traiter ces questions
globales.
Développement durable
Greenpeace préconise la mise en oeuvre effective du concept de
développement durable : un modèle de gestion des activités humaines qui
réponde aux attentes des sociétés actuelles, sans hypothéquer les
capacités des générations futures à satisfaire leurs propres besoins.
Ce concept vise à reconsidérer les enjeux économiques en fonction
des contraintes environnementales et des considérations sociales.
Cette approche remet en cause la définition même d'un "progrès" qui
serait aussi inéluctable que bénéfique. Construire une centrale
nucléaire ne représente aucun progrès puisqu'elle constitue un
risque inacceptable et génère des déchets que nos descendants
devront gérer pendant des siècles... En revanche, les énergies
éoliennes ou solaires constituent de vrais axes de développement
pour aujourd'hui et pour demain.
Principe de précaution
L'application du principe de précaution devrait être une
question de bon sens! L'identification d'un risque, réel ou potentiel, pour
l'environnement ou la santé publique doit imposer la prudence et
conduire à ne pas entamer, ou poursuivre, l'activité générant ce
risque. Par conséquent, l'entreprise proposant un
produit ou une activité qui ferait potentiellement courir un
risque, doit, avant toute chose, apporter la preuve du caractère
non-polluant ou non-dangereux de son produit ou de son activité.
Cette inversion de la charge de la preuve est indissociable de
l'instauration d'un régime de responsabilité imposant à
l'entreprise de couvrir les dommages que pourrait générer son
activité.
Indépendance
Elle est d'abord politique. Greenpeace n'est soutenu
par aucun parti et n'en soutient aucun. Cependant, notre mission
conduit à les interpeller tous - en dehors des extrêmes - pour
qu'ils prennent en compte les problèmes que nous dénonçons et
qu'ils considèrent les solutions et les pistes de recherche que
nous repérons.
Cette indépendance politique repose sur une indépendance financière
totale: Greenpeace ne vit que des contributions des particuliers
qui ont choisi de soutenir notre démarche. Greenpeace refuse toute
contribution financière venant des entreprises, des collectivités
territoriales, des gouvernements, des institutions gouvernementales
et intergouvernementales. Cette indépendance structurelle est le gage de
notre liberté de parole et d'action, en tous lieux et en toutes
circonstances.
Non-violence
Elément fondamental de la "démarche Greenpeace", la non-violence
est un impératif indissociable de la détermination dans l'action:
jamais de
dégradation de matériels, jamais de violence envers qui que ce soit.
Cette tactique d'interposition des volontaires de Greenpeace pour
empêcher une nuisance, imposer un temps d'arrêt pour poser le
débat, forcer le positionnement des acteurs, a été inauguré par les
fondateurs du mouvement qui se placèrent dans la zone d'essai de la
bombe atomique américaine en Alaska. L'efficacité de la
confrontation réside dans la détermination des volontaires à faire
rempart de leur corps, à mettre en jeu leur propre vie. Ces femmes
et ces hommes ne trichent pas... ni avec eux-mêmes, ni avec le
message qu'ils adressent en s'interposant !
Contre-pouvoir
Sur la base de ces valeurs fondamentales, Greenpeace mobilise l'opinion
publique, construit des rapports de force et oblige les décideurs -
politiques ou économiques - à prendre en compte les problèmes
environnementaux. Greenpeace s'impose ainsi comme une
force de dénonciation et de proposition, un catalyseur pour le
changement, un véritable contre-pouvoir indépendant au service des
générations actuelles et futures.
Ce contre-pouvoir fonde sa légitimité sur une double
considération. D'une part, Greenpeace élabore ses positions sur une
analyse rigoureuse des problèmes abordés, s'appuyant sur des
travaux scientifiques reconnus et des expertises techniques
validées. D'autre part, l'organisation porte les revendications de
presque 3 millions de membres répartis dans plus de 40 pays
considérant qu'il est urgent de changer certaines pratiques
industrielles, de faire évoluer les règles et de promouvoir de
nouveaux comportements "citoyens".