CEREALKILLER remet sa pétition sur les agrocarburants aux représentants de la future coalition gouvernementale

Communiqués de presse - novembre 25, 2013
Luxembourg, le 25 novembre 2013. Ce matin les ONG de la plateforme luxembourgeoise CEREALKILLER ont remis aux représentants de la future coalition gouvernementale une enveloppe géante de 2 x 3 mètres avec plus de 2’000 signatures, demandant aux représentants de DP, LSAP et Déi Gréng de s’engager en faveur d’une réforme de la législation européenne en matière d’agrocarburants. Ceci implique notamment un renforcement des critères de durabilité écologique et l’introduction de normes plus strictes en matière sociale et de droits de l’homme, particulièrement en ce qui concerne la production d’agrocarburants dans les pays du Sud. Déjà en décembre de cette année, à l’occasion de la rencontre des ministres de l’énergie, le nouveau Gouvernement devra se positionner sur ce dossier.


Une pétition aux représentants de la future coalition gouvernementale

Il y a un an la plateforme CEREALKILLER avait lancé cette campagne, avec pour objectif
d’informer sur la problématique des agrocarburants. Etant souvent qualifiés comme « bio », ils ne
constituent cependant pas de solution durable face aux problèmes climatiques et énergétiques.
Les ONG avaient lancé cette pétition pour exiger du Gouvernement luxembourgeois un
engagement en faveur d’une réforme de la législation européenne en matière d’agrocarburants.

Les agrocarburants font partie des instruments les plus controversés et contestés de la politique
climatique et énergétique européenne. Selon la Directive européenne de 2009 sur la promotion
d’énergies renouvelables, les Etats membres de l’Union européenne (UE) se sont engagés à
couvrir à l’horizon 2020 10 % de leur consommation d’énergie globale dans le secteur des
transports par des sources d’énergie renouvelables. Les Etats membres comptent y arriver
presque exclusivement par l’adjonction d’agrocarburants au diesel et à l’essence. A cette fin on
estime qu’une surface 27 fois supérieure à la surface du Luxembourg serait nécessaire pour
cultiver des palmiers à huile, du maïs, du soja, de la canne à sucre, du blé, du colza et de
nombreuses autres espèces de plantes alimentaires afin de produire des agrocarburants. Ceci a
de graves conséquences pour l’homme et son environnement, dont l’aggravation de la faim, la
diminution de la biodiversité, la violation des droits humains et – envers toutes attentes – un
impact négatif sur le climat.

Ce qui est en jeu sur le plan européen

La Commission européenne a proposé en 2012 un projet de réglementation qui limiterait à la fois le recours aux denrées alimentaires pour produire des agrocarburants et qui pourrait amoindrir les effets climatiques qui en résultent. Après le vote décevant au Parlement européen en septembre dernier sur cette proposition de la Commission, c’est maintenant au Conseil des ministres de  l’énergie de trancher.

Selon une proposition de la Présidence lituanienne de l’UE les agrocarburants produits sur base de denrées alimentaires pourraient couvrir jusqu’à 7 % de la consommation d’énergie dans le secteur des transports. Ceci est bien supérieur aux 4,5 % utilisés actuellement et même plus que ce que la Commission européenne n’avait proposé. Si le Conseil donne son accord à la proposition lituanienne, il rate l’occasion de limiter les effets dévastateurs de la production d’agrocarburants sur les prix des denrées alimentaires et sur la sécurité alimentaire.

En outre, dans la proposition de la Présidence de l’UE la prise en compte de la conversion de
terres qui résulte de la production d’agrocarburants, un effet connu sous l‘appellation
« changement d´affectation du sol indirect » (CASI), est considérablement affaiblie. En
conséquence même les types d’agrocarburants qui émettent plus de gaz à effet de serre que les
combustibles fossiles qu’ils sont censés remplacer, continueraient à être utilisés.

La Présidence de l’UE propose aussi un comptage multiple d’agrocarburants dits « progressifs », et ceci non seulement dans le secteur des transports mais dans tous les secteurs couverts par la directive sur le énergie renouvelables. Cette démarche entraverait fortement l’objectif de l’UE de couvrir 20 % de sa consommation énergétique sur base d’énergies renouvelables d’ici 2020.

Ce que CEREALKILLER demande au nouveau Gouvernement luxembourgeois

CEREALKILLER félicite le Gouvernement luxembourgeois sortant d’avoir plaidé, ensemble avec le Royaume-Uni, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas et la Belgique pour une législation européenne plus stricte, et attend à ce que le nouveau Gouvernement s’engage lui aussi activement pour un renforcement de la réglementation européenne en matière d’agrocarburants.

Le 12 décembre prochain les ministres de l’énergie de l’UE vont arrêter une position commune.
Les ONG lancent un appel au nouveau Gouvernement luxembourgeois à se prononcer explicitement contre la proposition de la Présidence lituanienne. Il devra insister sur l’introduction de facteurs CASI, sur une forte limitation de production d’agrocarburants dérivés de denrées
alimentaires et de ressources non durables ainsi que sur l’introduction de critères durables strictes.
Le comptage multiple d’agrocarburants dits « progressifs » dans le cadre de la directive d’énergies renouvelables doit clairement être refusé.

Pour plus d’informations:
Norry Schneider, Caritas Luxembourg, Tél. 621 652 762
Martina Holbach, Greenpeace Luxemburg, Tél. 621 233 362

Le texte de la pétition se trouve sous www.cerealkiller.lu
(1) les organisations qui soutiennent la campagne CEREALKILLER: Action Solidarité Tiers Monde (ASTM), Aktioun Öffentlechen Transport (AÖT), Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés (ASTI), Attac Luxembourg, Bio-Lëtzebuerg, Bridderlech Deelen, Caritas Luxembourg, Centre for Ecological Learning Luxembourg (CELL), Cercle de Coopération, Commission luxembourgeoise Justice et Paix, Conférence générale de la jeunesse luxembourgeoise (CGJL), Église Catholique à Luxembourg, etika, Eurosolar Lëtzebuerg, Fairtrade Lëtzebuerg, Frères des Hommes, Greenpeace Luxembourg, Lëtzebuerger Velos-Initiativ, Mouvement Écologique, natur&ëmwelt, Orang Utan Help Lëtzebuerg, SOS Faim Luxembourg, Vegan Society Luxembourg.

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CEREALKILLER überreicht ihre Agrokraftstoff-Petition an
die Vertreter der künftigen Regierungskoalition


Luxemburg, 25. November 2013. Die in der Plattform CEREALKILLER (1) zusammengeschlossenen luxemburgischen Nichtregierungsorganisationen haben heute morgen eine Petition zur Reform der europäischen Agrokraftstoffgesetzgebung an die Vertreter der künftigen Regierungskoalition überreicht. Etwa 2000 Unterschriften wurden in einem 2 x 3 Meter großen symbolischen Briefumschlag an die Vertreter von DP, LSAP und Déi Gréng übergeben. In der Petition fordert CEREALKILLER die Luxemburger Regierung auf, sich für die Revision der  EUAgrokraftstoffziele, für eine  Verschärfung der ökologischen Nachhaltigkeitskriterien sowie für die Einbindung  strenger sozialer und Menschenrechtsstandards bei der Produktion von  Agrokraftstoffen in den Ländern des Südens einzusetzen. Bereits im Dezember dieses  Jahres muss die neue Regierung anlässlich des Treffens der EUEnergieminister in  diesem Dossier Stellung beziehen.

Eine Petition an die Vertreter der künftigen Regierungskoalition Luxemburgs

Vor einem Jahr hatte die Plattform CEREALKILLER eine Kampagne lanciert, um über die  Problematik von  grokraftstoffen zu informieren. Agrokraftstoffe, die oft auch als „Biosprit“ bezeichnet werden, sind keine Lösung für unsere Klima- und Energieprobleme. Die NGOs hatten eine Petition gestartet, in welcher die Luxemburger Regierung auffordert wird, sich für eine Reform der europäischen Agrokraftstoff-Gesetzgebung einzusetzen.

Denn Agrokraftstoffe gehören zu den umstrittensten Instrumenten der europäischen Klimaund
Energiepolitik. Laut der EU-Direktive von 2009 über die Förderung der Erneuerbaren Energien sollen die EU-Mitgliedsstaaten bis 2020 10% des gesamten Energieverbrauchs im Verkehrssektor aus erneuerbaren Quellen decken. Die EU-Staaten wollen dies fast ausschließlich durch die Beimischung von Agrokraftstoffen zu Diesel und Benzin erreichen. Dafür wird schätzungsweise Land der 27-fachen Fläche Luxemburgs benötigt, um darauf Ölpalmen, Mais, Sojabohnen, Zuckerrohr, Weizen, Raps und viele andere Nahrungsmittelpflanzen anzubauen, die in Agrokraftstoffe umgewandelt werden. Dies hat dramatische Folgen für Mensch und Umwelt, darunter die Zunahme von Hunger, der Verlust von Biodiversität, die Verletzung von Menschenrechten, und - entgegen aller Erwartungen - negative Auswirkungen auf das Klima.

Was auf europäischer Ebene auf dem Spiel steht

Die EU-Kommission hatte 2012 eine Gesetzesinitiative vorgelegt, um die Auswirkungen der Verwendung von Lebensmitteln zur Agrokraftstoffproduktion und deren Klima-Impakte zu
begrenzen. Nach der enttäuschenden Abstimmung des Europaparlaments Mitte September dieses Jahres über den Kommissionsvorschlag liegt der Ball derzeit beim Rat der EUEnergieminister.

Einem Vorschlag der litauischen Ratspräsidentschaft zufolge sollen Agrokraftstoffe aus Lebensmitteln und Energiepflanzen bis zu 7 Prozent des europäischen Energieverbrauchs im Transportsektor decken können. Dies liegt deutlich über dem derzeitigen EU-Verbrauch von 4,5 Prozent und ist sogar mehr, als die EU-Kommission vorgeschlagen hatte. Sollte der EU-Rat dem zustimmen, wäre damit eine wichtige Chance verpasst, den Auswirkungen der Agrokraftstoffproduktion auf Nahrungsmittelpreise und Nahrungsmittelsicherheit einen Riegel vorzuschieben.

Außerdem soll laut Vorschlag der Ratspräsidentschaft die Berücksichtigung der indirekten Landnutzungsänderungen (auch als ILUC-Faktoren bekannt) bei der Bewertung der CO2- Bilanzen von Agrokraftstoffen deutlich abgeschwächt werden. Das würde bedeuten, dass auch weiterhin Agrokraftstoffe eingesetzt werden können, deren CO2-Emissionen höher sind als die konventioneller Kraftstoffe wie Diesel oder Benzin.

Zudem schlägt die Ratspräsidentschaft nun vor, dass die Verwendung von „fortschrittlichen“ Agrokraftstoffen mehrfach angerechnet werden kann, und zwar nicht nur im Transportsektor, sondern im ganzen Geltungsbereich der Erneuerbaren Energien-Direktive. Dies hätte zur Folge, dass das Ziel der EU, bis 2020 20 Prozent ihres Energieverbrauchs aus erneuerbaren Energien zu decken, insgesamt erheblich geschwächt werden würde.

Was CEREALKILLER von der neuen Regierung fordert

CEREALKILLER begrüßt, dass die Luxemburger Regierung auf Ratsebene bereits im September gemeinsam mit England, Dänemark, Finnland, den Niederlanden und Belgien für eine strengere EU-Gesetzgebung plädiert hat, und erwartet, dass sich auch die zukünftige Regierung aktiv für die Verschärfung der europäischen Agrokraftstoff-Gesetzgebung einsetzt.

Am 12. Dezember werden die EU-Energieminister eine gemeinsame Position vereinbaren. Die NGOs appellieren in diesem Zusammenhang an die zukünftige Regierung, sich offensiv gegen den Vorschlag der litauischen Ratspräsidentschaft auszusprechen. Die Regierung muss auf die Einführung von ILUC-Faktoren, auf die deutliche Begrenzung von Agrokraftstoffen aus Lebensmitteln und nicht nachhaltigen Ressourcen sowie auf die Einführung strenger Nachhaltigkeitskriterien bestehen. Der Mehrfachanrechnung von „fortschrittlichen“ Agrokraftstoffen innerhalb der gesamten Erneuerbaren Energien-Direktive muss eine klare Absage erteilt werden.

Weitere Informationen:
Norry Schneider, Caritas Luxemburg, Tel. 621 652 762
Martina Holbach, Greenpeace Luxemburg, Tel. 621 233 362

Der Text der Petition ist erhältlich auf www.cerealkiller.lu

(1) die Organisationen, die die Kampagne CEREALKILLER unterstützen: Action Solidarité Tiers
Monde (ASTM), Aktioun Öffentlechen Transport (AÖT), Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés (ASTI), Attac Luxemburg, Bio-Lëtzebuerg, Bridderlech Deelen, Caritas Luxemburg, Centre for Ecological Learning Luxembourg (CELL), Cercle de Coopération, Commission luxembourgeoise Justice et Paix, Conférence générale de la jeunesse luxembourgeoise (CGJL), Église Catholique à Luxembourg, etika, Eurosolar Lëtzebuerg, Fairtrade Lëtzebuerg, Frères des Hommes, Greenpeace Luxemburg, Lëtzebuerger Velos-Initiativ, Mouvement Écologique, natur&ëmwelt, Orang Utan Help Lëtzebuerg, SOS Faim Luxembourg, Vegan Society Luxembourg