Emissions de CO2 des véhicules

Marco Schank peut devenir un héros !

Communiqués de presse - juin 11, 2013

Aujourd’hui au ministère du développement durable et des infrastructures, des militants de Greenpeace ont présenté au ministre Marco Schank leurs revendications relatives aux émissions de CO2 des véhicules.

Actuellement, la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil des Ministres de l´environnement de l´UE se battent pour trouver un accord sur la future législation européenne d’ici fin juin. Face aux négociations tendues, Greenpeace appelle le ministre Marco Schank, à insister fortement pour que l’Union européenne adopte des normes d’efficacité strictes pour les véhicules d´ici 2020 et 2025.


« La pollution émise par les véhicules est une cause majeure du changement climatique“, déclare Martina Holbach, chargée de la campagne climat et énergie chez Greenpeace Luxembourg. « Afin de réduire l’impact de nos voitures sur le climat et l’environnement, les décideurs politiques européens dont Marco Schank doivent résister à la pression de l’industrie automobile et insister sur des normes d’émission ambitieuses ! »

 

Martina Holbach, chargée de la campagne climat et énergie, présente les revendications relatives aux émissions de CO2 des véhicules

 

Les constructeurs automobiles s'opposent vivement aux futures normes d’émission de CO2 strictes pour les véhicules. Notamment en raison du lobbying de l’association de l’industrie automobile allemande, elles risquent d’être considérablement affaiblies.

Greenpeace exige un objectif d’efficacité des véhicules qui ne dépasse pas 95 grammes de CO2/km d’ici 2020. Cet objectif devra être atteint sans avoir recours aux failles proposées par l’industrie de l’automobile, comme p.ex. les « supercrédits». En outre, Greenpeace soutient un objectif de 60 grammes de CO2/km d’ici 2025. Un tel objectif est indispensable afin d’assurer le développement des véhicules très peu émetteurs et des véhicules électriques.

Le concept des « supercrédits »  prévoit que chaque véhicule à basse émission vendu comptera plusieurs fois à la moyenne de la flotte d'un constructeur automobile. Cette astuce de comptabilité permettra aux constructeurs de compenser pour les véhicules polluants avec une poignée de véhicules à faibles émissions. Par conséquent, l'objectif de réduction d'émissions de CO2 serait considérablement affaibli.

Début mars, Volkswagen avait admis que les normes européennes d'efficacité énergétique plus strictes pour les véhicules sont bel et bien accessibles pour le plus grand constructeur automobile en Europe sans avoir recours aux supercrédits.

Le transport routier en Europe est responsable de plus de 70% des émissions de CO2 du secteur des transports, ce qui équivaut à 17% des émissions totales de CO2 de l’UE. En plus, le secteur est responsable d’environ la moitié de la facture des importations de pétrole de l’UE, soit 300 milliards d’euros par an.

« Des valeurs d´efficacité énergétique plus exigeantes pour les véhicules ne sont pas seulement bénéfiques pour l'environnement et pour le portefeuille des automobilistes », conclut Martina Holbach. « Elles réduisent aussi la dépendance de l'Europe vis à vis des importations de pétrole utilisant des méthodes d'extraction dangereuses et destructrices pour l'environnement en haute mer et en Arctique. »

Regardez le Comic Strip "Marco Schank, vous pouvez devenir un héros!" ici.