Est-ce que la commune de Sanem va céder à la pression de Sotel ?

Réunion ce jeudi avec les riverains sur la ligne à haute tension

Communiqués de presse - novembre 13, 2012
Prochaine étape dans l´affaire Sotel : le collège des bourgmestre et échevins de la commune de Sanem - en collaboration avec la société Sotel - vient d’inviter les habitants concernés à une réunion d’information (1). Lors de cette rencontre, le professeur Brakelmann informera sur les champs électromagnétiques émanant de câbles haute tension souterrains et les risques liés à ces champs à l’exemple du câble projeté par Sotel. Depuis 2005, Greenpeace Luxembourg s’oppose à la construction de cette ligne à haute tension qui permettra à Sotel d’importer de l’électricité produite dans les centrales nucléaires françaises et qui pourrait avoir des effets nocifs sur la santé des habitants concernés.

Dans son arrêt du 7 juin 2012, la Cour administrative avait annulé la décision du bourgmestre de la commune de Sanem par laquelle celui-ci avait refusé l’autorisation des travaux projetés par la société Sotel pour la construction de la ligne à haute tension de 225 kV qui devra relier le réseau luxembourgeois au réseau français pour importer de l’électricité nucléaire.


Avec cet arrêt, la Cour administrative avait renvoyé la balle aux responsables communaux qui doivent maintenant  décider s’ils ont été élus pour protéger leurs citoyens ou les intérêts des multinationales qui favorisent le développement de l’énergie nucléaire. Il semble que la commune de Sanem va céder à la pression de Sotel et d’Arcelor Mittal :« Le fait que les responsables communaux vont présenter une étude payée par Sotel – la société qui veut construire la ligne à haute tension et principal fournisseur d´électricité d´Arcelor Mittal – est une indication claire qu’ils vont céder à la pression de celle-ci et par la suite autoriser la construction de la ligne », a déclaré Roger Spautz de Greenpeace Luxembourg.


Lors d’une réunion début juillet entre les responsables communaux et les habitants concernés, ceux-ci avaient demandé au bourgmestre de refuser la construction de la ligne à haute tension qui devra passer entre 5 et 20 mètres des habitations. « Le projet entier est injustifié. L'importation d´énérgie nucléaire, les risques pour la santé des riverains et le prejudice à la zone Natura 2000 sont des éléments inacceptables. Greenpeace s'exprime une fois de plus contre la construction de cette ligne à haute tension et demande aux responsables politiques de prendre leur responsabilité au sérieux et d'enfin arrêter ce projet,” conclut Roger Spautz.


Informations supplémentaires : Roger Spautz ; tel : 54625227 ou 621233361

 


(1) Cette réunion aura lieu jeudi, le 15 novembre 2012 à 19.00 dans la salle des fêtes de la maison communale à Belvaux