La transition énergétique en France en 4 points clés

Une sortie du nucléaire possible dès 2031

Communiqués de presse - février 8, 2013
Paris/Luxembourg, 8 février 2013 – Alors que le débat gouvernemental en France patine, Greenpeace apporte aujourd’hui sa pierre à la réflexion, avec son scénario (1) pour la transition énergétique. Greenpeace prouve avec ce scénario que la transition énergétique, vers une France libérée de sa dépendance aux énergies fossiles et fissiles, est non seulement techniquement possible, mais qu’elle est de plus rentable économiquement, comparée à la trajectoire actuelle.

-95% des émissions de gaz à effet de serre en 2050

La diminution des besoins en énergie, combinée à la montée en puissance des renouvelables, qui représentent dans le scénario de Greenpeace 92% de l’énergie finale en 2050, permettent de diminuer significativement les émissions de gaz à effet de serre.

Sortie du nucléaire possible dès 2031

Le nucléaire représente plus de 75 % de la fourniture d’électricité en France, ce qui en fait le pays le plus dépendant de cette source d’énergie dans le monde. Les 58 réacteurs nucléaires que compte la France génèrent non seulement un risque industriel majeur, mais aussi un risque pour la sécurité électrique. Le nucléaire est risqué et produira, avec l’EPR (seul réacteur autorisé à la construction en France), une énergie plus chère que l’éolien. Là encore, la baisse de la demande en énergie électrique et la montée en puissance du solaire et de l’éolien permettent la sortie du nucléaire en une vingtaine d’années. Dans le scénario de Greenpeace, en 2023, on arrive à réduire à 50% la part de l’électricité d’origine nucléaire. Une sortie totale du nucléaire est possible à partir de 2031.

Diminution de 50% de la demande en énergie finale en 2050

C’est dans le résidentiel et le tertiaire que les économies d’énergie sont les plus importantes : ce secteur représente aujourd’hui 52% de la demande finale. La consommation dans ce secteur peut baisser de 20% d’ici 2020, et représente 55% des économies d’énergie finale en 2050, grâce notamment à la rénovation des logements, à la suppression du chauffage électrique et fioul.

Une transition électrique pas plus chère que la trajectoire actuelle

Greenpeace a chiffré le coût des investissements dans le système de production électrique pour la trajectoire utilisée aujourd’hui par le gouvernement en matière d’énergie (AMS Mesures, 2009), et pour la transition électrique. Les investissements jusqu’en 2050 s’élèvent dans les deux cas à environ 490 milliards d’Euros (494 milliards pour la trajectoire actuelle). Dans le cadre du scénario de transition énergétique de Greenpeace, de très fortes économies sont réalisées sur l’approvisionnement en matière premières, puisqu’uranium, gaz et pétrole ne seront plus utilisés alors qu’aujourd’hui ils sont importés en quasi-totalité.

Le changement, c’est maintenant

Greenpeace demande, dans le cadre de ce débat sur la transition énergétique :

- un plan de sortie du nucléaire avec la fermeture d’au moins 10 réacteurs avant la fin du mandat présidentiel actuel, afin que François Hollande tienne ses engagements de 50% d’électricité nucléaire en 2025.

- la réorientation des financements énergétiques vers les renouvelables et l’efficacité

- l’engagement sur des objectifs d’efficacité contraignants pour 2020 et 2030

- un plan de développement des renouvelables pour la chaleur et le transport

« Le scénario de Greenpeace démontre qu’une sortie du nucléaire est possible en France et que la prolongation de la durée de vie – qui augmente également le risque d’un accident à cause du vieillissement - des centrales nucléaires n’est pas nécessaire. Ce scénario est un argument de plus pour le gouvernement du Luxembourg pour demander la fermeture de la centrale Cattenom », conclut Roger Spautz de Greenpeace Luxembourg.



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Contact : Roger Spautz ; tel : 54625227

 

(1) Disponible sur http://act.gp/X7rheV.

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