Le rapport de Greenpeace indique que le vieillissement des réacteurs nucléaires ouvre une nouvelle ère de risque pour l'Europe

Communiqués de presse - mars 5, 2014
Luxembourg, le 5 Mars 2014 - Greenpeace a publié aujourd´hui un rapport (1) sur les extensions de durée de vie et du vieillissement des centrales, commandité par une équipe d'experts européens. Etant donné l'âge moyen des réacteurs nucléaires européens de 29 ans, contre une durée de vie moyenne de 30 ou 40, le vieillissement des réacteurs est un problème urgent dans la plupart des pays européens qui possèdent des centrales nucléaires. Il soulève la perspective d'une nouvelle ère de risque nucléaire en Europe – sauf si les gouvernements résistent aux appels des lobbys, qui réclament que les réacteurs soient exploités au-delà de leur durée de vie originelle.


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Présentation du rapport "Vieillissement nucléaire" avec Susanne Mohr, Stephan Kurth, Roger Spautz et Marieke Kremers (Photo: GreenpeaceLux/Schockweiler)

« En demandant de prolonger la durée de vie de leurs anciennes centrales nucléaires, les grandes compagnies d'électricité européennes espèrent tout simplement faire plus de profit de leurs vaches à lait nucléaires, tout en laissant les citoyens européens confrontés à des risques plus importants et d'énormes conséquences en cas d'accident », explique Roger Spautz, chargé de campagne de Greenpeace Luxembourg.

« L'extension de la durée de vie des réacteurs nucléaires européens finira par nous enfermer dans une source d'énergie vétuste et dangereuse pendant des décennies. Lors du sommet à Bruxelles fin mars sur la politique énergétique, les dirigeants européens devront saisir l'occasion de mettre fin à l'âge des risques et de la pollution et soutenir un objectif contraignant pour les énergies renouvelables afin d’entamer véritablement l'âge de l'énergie propre ».

Greenpeace exige la fermeture immédiate des réacteurs plus vieux que leur durée de vie initiale, et Greenpeace a interpellé les régulateurs nucléaires européens de ne pas accorder une extension de la durée de vie au-delà de ce point. Greenpeace exhorte également les gouvernements européens à soutenir un objectif de 45% d'énergie renouvelable contraignant pour 2030 pour l'Europe (2). D'autres pays européens ont à soutenir cet effort en fixant des objectifs ambitieux similaires.

 

Le nouveau rapport examine les risques techniques du vieillissement des réacteurs nucléaires, et tient compte des facteurs économiques (y compris la responsabilité) et politiques pertinentes à l'extension réacteur de vie. Greenpeace publie un document d'information à ce sujet (3).

Le rapport montre clairement que, en dépit des mises à niveau et réparations, l'état général des réacteurs nucléaires se détériore à long terme, surtout du fait que les composants clés de la sécurité tels que la cuve du réacteur et le confinement ne peuvent pas être remplacés. La probabilité d'un accident et le nombre de complications potentielles, augmentent donc au fil du temps. Toutefois, les décisions de prolongation de la durée de vie des vieux réacteurs peuvent être influencées par des arguments économiques et politiques, surtout depuis l’amortissement en capital des anciens réacteurs.



Greenpeace a également lancé le site www.out-of-age.eu , une version en ligne du rapport qui offre un contenu et des possibilités pour prendre des mesures. Compte tenu de l’urgence de la situation que souligne le rapport, Greenpeace appelle aujourd'hui les citoyens européens à prendre des mesures en gageant de refuser la nouvelle ère du risque nucléaire sur le site www.out-of-age.eu .

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Notes aux rédacteurs:

(1) : «Vieillissement des réacteurs : l’Europe au seuil d’une nouvelle ère de risques nucléaires» , un rapport de Greenpeace , Mars 2014; lien pour téléchargement

(2) Au cours des 20 & 21 mars : Sommet des leaders européens de l'UE qui discuteront la politique climatique et énergétique aux horizons 2030 ( http://ec.europa.eu/energy/2030_en.htm ) . L'UE doit définir ses objectifs climatiques et énergétiques et le cadre pour les politiques futures. Dans ce contexte, Greenpeace exige des objectifs climatiques et énergétiques contraignants et ambitieux pour l'UE et au niveau national. Cela comprend une échelle de l'UE de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 55 % ( par rapport à 1990 ) , une part des énergies renouvelables dans la consommation totale d'énergie d'au moins 45 % et une réduction de la consommation finale d'énergie de 40% ( par rapport à 2005) .
(3) : Briefing du rapport de Greenpeace : Le rapport complet (en allemand, français, anglais) peut être téléchargé ici :

Complete Report 
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