Rio et Bruxelles : ne faites pas de vagues!

Protégez la biodiversité marine !

Communiqués de presse - mai 21, 2012
Ce matin, lors d'une conférence de presse, la veille de la journée internationale de la biodiversité, Greenpeace a présenté son rapport « Emergency Rescue Plan », ainsi que les résultats d'une étude relative aux ventes de poisson au Luxembourg. Cette conférence a été suivie d'une action symbolique devant la Chambre des députés. Greenpeace appelait les députés à encourager le Gouvernement à renforcer sa politique en faveur d’une pêche durable qui protège les océans. Greenpeace demande au Ministre délégué du Développement Durable, Marco Schank et au Ministre de la Pêche, Romain Schneider de s’engager, au niveau international dans les négociations de la conférence de «Rio+20» et dans le cadre de la réforme de la Politique Commune de la Pêche (PCP) de l’Union européenne, pour la création de réserves marines sur 40% des surfaces des océans et notamment en haute mer et dans les zones polaires.

lundi 21 mai 2012 Greenpeace appelait les députés à encourager le Gouvernement à renforcer sa politique en faveur d’une pêche durable qui protège les océans

Malgré le fait que de nombreux supermarchés au Luxembourg mènent une politique d’achat qui tente de protéger les océans, l’étude de Greenpeace Luxembourg (analyse ponctuelle durant les mois de mars et d’avril 2012) indique que près de deux tiers du poisson dans les rayons serait du poisson plus ou moins menacé.

Les ravitaillements s'effectuent le plus souvent par la flotte européenne, celle-ci pêchant principalement dans la zone de l'Atlantique Nord Est. Cette zone fait partie des plus critiques selon un rapport de la FAO. Outre ce problème de surpêche, il y a un sérieux manque d'information quant à la provenance des poissons vendus. 24% des poissons que nous avons comptabilisés, ne disposaient d'aucun étiquetage satisfaisant sur leur origine.
Dans le rayons de poisson surgelé ce manque de transparence est le plus grand.

«Notre analyse révèle que le problème de la surpêche dépasse depuis longtemps le niveau national. Les acteurs du marché et les consommateurs ne peuvent pas résoudre le problème à eux seuls. La protection des océans demande d’urgence des mesures au niveau européen et international!», explique Johanna Cavatore, experte marché de Greenpeace Luxembourg.

Actuellement l’Union européenne réforme sa PCP. En juin 2012, les Etats du monde vont se réunir au sommet de RIO+20 afin de discuter et de trouver des solutions pour protéger l'environnement et notamment la biodiversité marine. La fonte des glaces dans les zones polaires de la planète permet aux flottes de pêche de pénétrer de nouvelles zones jusqu’à présent hors d’atteinte. Le phénomène de la surpêche des océans s’amplifie.

La réforme de la PCP et la conférence de Rio+20 devraient avoir l’ambition de combler les lacunes en matière de protection et d'utilisation durable de la vie marine en haute mer. Elles doivent être un moment clef pour l'élaboration d'accords de protection de la biodiversité marine. La réduction de la capacité des flottes de pêche, une pêche respectant des trêves durant la période de reproduction des poissons ou encore l’interdiction de certaines pratiques destructrices comme le chalutage de fond, sont d’autres mesures importantes pour permettre une régénération des stocks de poissons.

 «Même si le Luxembourg ne possède pas de flotte de pêche, le pays doit assumer sa part de responsabilité. Greenpeace demande au Gouvernement du Luxembourg de renforcer son engagement contre la surpêche. Le Luxembourg doit faire de la protection de la biodiversité marine une grande priorité, non seulement dans les paroles, mais aussi dans les actes à Rio et pendant la réforme de la PCP. A Rio les gouvernements doivent mettre en place un cadre réglementaire qui permettra l’instauration de réserves marines en haute mer et dans l’Arctique!», déclare Maurice Losch, chargé de campagne Océans chez Greenpeace Luxembourg.

Contact :     Greenpeace Luxembourg, Maurice Losch, chargé de campagne Océans
Tel. : 621 215 024 ; Email :

 

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