En effet, bien qu’ayant mis au point des technologies permettant d’améliorer l’efficacité énergétique de ses véhicules, le constructeur tarde à en faire bénéficier l’ensemble de son parc de véhicules. De plus, bien qu'il prétende le contraire, le groupe Volkswagen s’est servi de son influence pour empêcher l’adoption de politiques climatiques ambitieuses à l’échelle européenne.
Malgré ses affirmations, Volkswagen tarde à apporter les changements nécessaires pour réduire de façon significative la consommation de carburant et les émissions de CO2 de son parc de véhicules. Si le constructeur a déjà développé des technologies permettant de produire des véhicules moins gourmands en carburant, il ne les a pas encore mises en œuvre à grande échelle pour fabriquer des véhicules abordables et en grand nombre. Au contraire, Volkswagen a même pratiqué un lobbying intense contre des changements indispensables.Lire à ce sujet le document intitulé "Le coté obscur de Volkswagen" (en français) ou "Die dunkle Seite des Volkswagen-Konzerns" (en allemand).
C'est pourquoi Greenpeace veut rencontrer des représentants de VW, afin de discuter des ambitions affichées dans les publicités.
Mais la pression semble monter chez le constructeur allemand. Martin Winterkorn, président du groupe Volkswagen, préfèrerait oublier les plus de 479 000 jedis ayant rejoint la Rébellion pour détourner la marque du côté obscur.
Cette campagne a été lancée il y a 5 mois.
Objectif : convaincre VW qu’en tant que leader, il a le devoir de changer. Malgré ses déclarations d’ouverture, de dialogue, Martin Winterkorn refuse toujours de s’assoir à notre table pour discuter avec nous.
La semaine dernière, Greenpeace s’est invité pendant quelques jours au siège du groupe VW, à Wolfsburg, en Allemagne, où nous avons organisé une petite formation express aux enjeux climatiques. Pétrole, automobile, climat… les salariés du plus gros contructeur automobile mondial représentaient un public important à former et à convaincre!
Mais Martin Winterkorn n’a pas apprécié, et a donc annulé sa réunion avec Greenpeace, prévue pourtant depuis quelques temps…
Greenpeace réitère donc : nous sommes prêts à rencontrer les représentants de VW, n’importe quand, n’importe où, pour discuter des ambitions affichées par le constructeur dans ses publicités : être un constructeur responsable !
Mais force est de constater que si VW ne change pas, poursuivant son lobbying et sa sape des lois de protection du climat, Greenpeace poursuivra sa campagne, aussi longtemps que nécessaire !
Demandons à Martin Winterkorn pourquoi il a peur de discuter avec Greenpeace. Envoyez-lui un mail.