
Greenpeace veut dire la vérité:
Juste avant la prise de parole de Steve Westwell, Emma Gibson,
militante de Greenpeace, est montée sur scène et a pris la parole
pour interpeller les invités réunis: «dans la mesure où BP est
incapable de vous dire la vérité, je vous dirai ce que vous devez
savoir» .
Lors de cette intervention Emma et les militants de Greenpeace
ont dénoncé l'immense danger que représentent les forages off shore
qui mènent à des catastrophes de grande ampleur comme on le
constate aujourd'hui dans le Golfe du Mexique. Ils ont également
mis sous les projecteurs les risques que représentent l'extraction
des sables bitumineux, synonyme de déforestation.
Les militants ont déployé, sur scène, une banderole sur laquelle
on pouvait lire: 'GO BEYOND PETROLEUM' («aller au delà du
pétrole»)
Révéler et dénoncer la catastrophe des sables bitumineux
En plus de ses projets de forages off shore, BP, comme d'autres
compagnie du secteur (et notamment Total) souhaite investir des
millions pour extraire le bitume issu des sables bitumineux de la
forêt boréale canadienne.
Sans avoir l'impact visuel et médiatique d'une marée noire,
cette exploitation a également des conséquences dramatiques pour
l'environnement, le climat et les populations autochtones :
exploiter les sables bitumineux est la façon la plus sale, la plus
chère et la plus énergivore de produire du pétrole. La production
d'un baril issu de ces sables nécessite 5 barils d'eau, un demi
baril de gaz et émet jusqu'à cinq fois plus d'émissions de gaz à
effet de serre que le pétrole conventionnel.
Pour Greenpeace, l'impact environnemental de l'extraction des
sables bitumineux est tout aussi dangereux que la marée noire
actuelle.
Les entreprises doivent investir dans les énergies alternatives,
pour sortir de l'âge du pétrole !
Les pays industrialisés dépensent aujourd'hui environ 100
milliards de dollars chaque année en investissant dans des
entreprises des secteurs du pétrole, du gaz et du charbon ...
alors
que selon le Potsdam Institute for Climate Impact
Research , si l'on veut garder la hausse des températures en
dessous des deux degrés, seules moins d'un quart des réserves
prouvées en pétrole peuvent être utilisées d'ici à 2050.
Il est donc grand temps, pour les entreprises du secteur et pour
les pays concernés d'engager une vraie démarche de recherche,
d'investissement vers les énergies alternatives.
Relever le défi climatique, en sortant du pétrole, du charbon,
et du nucléaire, c'est possible. Lire notre rapport [R]evolution
énergétique http://bit.ly/RevolutionEnergetique
La fiche technique sur les sables
bitumineux