La carte des résultats des stress tests nucléaires montre des lacunes inquiétantes

Communiqués de presse - octobre 29, 2011
Bruxelles/Luxembourg, 28 Octobre 2011 – Greenpeace a présenté aujourd'hui une carte permettant aux citoyens européens de voir les premiers résultats des stress tests des centrales nucléaires.


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Après la catastrophe de Fukushima au Japon, la Commission européenne a demandé à tous les opérateurs de centrales nucléaires d'effectuer des tests et de publier les résultats pour le 31 Octobre. Ils sont destinés à voir si les centrales peuvent résister à des situations extrêmes, y compris les séismes, les inondations, la perte de puissance et une panne majeure dans le circuit de refroidissement.

A ce jour, plusieurs opérateurs ont omis de divulguer les résultats au public, en dépit des recommandations du groupe des autorités nationales de régulation dans le domaine de la sûreté nucléaire (ENSREG – European Nuclear Safety Regulators Group), le groupe qui a conçu les tests (1).

L'analyse de Greenpeace des presque 10.000 pages de rapports publiés jusqu’à maintenant, révèle des manquements majeurs.  Des pannes multiples et simultanées dans un même réacteur, comme survenues à Fukushima, étaient censées être examinées, mais  elles sont absentes des résultats. La menace d'un accident après une chute d'avion, malgré la promesse de l'intégrer dans les tests de résistance, a été largement ignorée.

Fukushima nous a appris à penser l'impensable et ces tests ont forcé les responsables des centrales nucléaires à prendre en considération des situations nouvelles. Mais il existe de grandes taches aveugles - Pourquoi les plans d'évacuation des villes sont-ils ignorés; pourquoi l'âge du réacteur n'est pas dûment pris en compte ; pourquoi, malgré la promesse des autorités, ne parvient-on pas à regarder en face le danger de multiples pannes simultanées dans un même réacteur et celui des accidents de gros avions ? s’interroge Greenpeace.

Les rapports montrent qu’il y a beaucoup de différences entre les méthodologies des opérateurs. Certains pays n'ont pas réussi à publier des informations importantes, notamment la République tchèque, la Suède et le Royaume-Uni. La République tchèque a par exemple présenté un rapport de sept pages sur ses six réacteurs, contrairement au rapport de la Slovénie de 177 pages pour un seul réacteur.

Après l'échéance d'aujourd'hui, la Commission européenne va maintenant préparer un rapport pour la réunion des ministres de l'énergie de l'Union européenne du 9 Décembre 2011.

Notes

(1)   Voir www.ensreg.eu/node/286

Contact : Roger Spautz ; tel : 54625227 ou 621 233361