Communiqués de presse - mars 6, 2009
Lors d´une manifestation ce matin devant le Ministère des Finances, Greenpeace a présenté aux membres du gouvernement ses revendications dans le cadre des discussions actuellement en cours au niveau de l´Union Européenne sur la question du financement des mesures d´adaptation au changement climatique dans les pays en développement. Ce sont les populations des pays les plus pauvres qui contribuent le moins au changement climatique mais ce sont elles qui seront le plus touchées par ses effets néfastes. Greenpeace demande que les pays industrialisés responsable du changement climatique prennent un engagement financier ferme vis-à-vis des pays en développement.
Greenpeace a présenté aux membres du gouvernement ses revendications dans le cadre des discussions actuellement en cours au niveau de l´Union Européenne sur la question du financement des mesures d´adaptation au changement climatique dans les pays en développement.
Lors de sa réunion du 10 mars, le Conseil européen des ministres
en charges des finances discutera sur la position que l'Union
européenne proposera lors de la Conférence Internationale sur le
climat de décembre 2009 à Copenhague. La «conditio sine qua non»
pour un accord international à Copenhague réside surtout dans
l´engagement financier des pays développés vis-à-vis des pays en
développement. Comme le disait le Commissaire européen de
l´environnement, Monsieur Stavros Dimas: «No money, non deal».
«L´urgence de la situation de nombreuses régions victimes de la
dégradation du climat mondial impose que les dirigeants européens
assument sans ambiguïté leurs responsabilités historiques en
matière de changement climatique», déclare Martina Holbach, chargée
de campagne Climat et Energie auprès de Greenpeace Luxembourg. «La
crise économique actuelle ne doit pas servir d'excuse à l´inaction.
Il ne sera pas possible de reporter le dossier «Climat» à une date
ultérieure. Ce qu´il nous faut c´est de l´action maintenant! Nous
appelons le ministre des Finances, Jean-Claude Juncker, à s´engager
au niveau de l'Union européenne pour qu´elle envoie un signal
concret et fort en proposant une enveloppe financière suffisante,
ferme et sans équivoque pour les pays en développement.»
Ces derniers mois, les gouvernements ont sû libérer des
billiards d´Euro parce que la volonté politique nécessaire était
présente. Greenpeace demande que l'UE s'engage à financer la lutte
contre le changement climatique par de l'argent frais et
supplémentaire, sans avoir recours aux montants actuellement prévus
pour l'aide au développement. Greenpeace appelle les Etats membres
de l'UE à prendre des engagements financiers concrets et à
contribuer, au titre du financement public, à hauteur d'au moins 35
milliards d'EURO par an jusque 2020, pour soutenir les énergies
propres, la protection des forêts et l'adaptation dans les pays en
développement. Cela peut sembler disproportionné comme somme
d´argent, mais à y regarder de plus près, cette somme ne représente
que 1,30 Euro par habitants de l´UE par semaine soit à peu près le
prix d´un ticket de transport public par semaine.
La Conférence Internationale sur le climat de Copenhague aura
lieu dans moins de 300 jours. Il est indispensable que la
communauté internationale respecte cette date butoir et aboutisse à
un accord climatique global, efficace et équitable afin de ne pas
sombrer dans un vide juridique après 2012, qui ruinerait les
efforts entrepris avec le Protocole de Kyoto. A défaut de prendre
une position claire et ambitieuse, l'Union européenne risque de
créer un clivage insurmontable entre les pays développés et les
pays en développement. Cette posture annihilerait toute perspective
d'accord global, efficace et équitable à Copenhague.
«Si notre planète était une banque, nos leaders politiques
l´auraient déjà sauvée», conclut Martina Holbach. «Il est
indispensable que l´Europe soutienne les pays en développement dans
leur lutte contre le rechauffement climatique. Sinon la crise
économique sera suivie par un désastre humanitaire et
écologique».
Other contacts:
Martina Holbach, Greenpeace Luxembourg, 54 62 52 24 / 621 23 33 62