Greenpeace International Executive Director Gerd Leipold
Les Etats du monde entier, représentés pour la plupart par les
chefs de leur exécutif, se réuniront du 7 au 18 décembre à
Copenhague pour fixer de nouveaux objectifs dans la lutte contre
les dérèglements climatiques, afin de poursuivre le travail
entrepris par le protocole de Kyoto qui arrivera à expiration en
2012.
«Il faut se rendre compte que si Copenhague est un échec, ce ne
sera pas seulement un échec politique pour les leaders actuels, ce
sera un échec pour l'ensemble de la planète. Car sans règle, aucune
entreprise, aucun état, personne ne sera prêt à faire des efforts
supplémentaires et nous courrons tous tout droit vers une
catastrophe d'une ampleur inimaginable» a précisé Paul Delaunois,
le directeur de Greenpeace Luxembourg.
En illustrant son discours de nombreux exemples, Gerd Leipold a
rappelé que les dérèglements climatiques sont en train de causer
des dommages très graves aux populations, à l'environnement et aux
économies.
Il a ensuite expliqué que les demandes de Greenpeace, sont
uniquement la traduction en éléments concrets des analyses et
résultats des scientifiques. «Nous ne sommes pas des fantaisistes
quand nous demandons aux pays industrialisés de baisser de 40%
leurs émissions de gaz à effets de serre d'ici à 2020 et de
réaliser cet effort sur leur territoire. Nous ne sommes pas
idéalistes quand nous demandons aux pays industrialisés de mettre
110 milliards d'€ par an pour aider les pays en développement à
faire face aux conséquences des changements climatiques et à
installer un autre modèle énergétique et enfin, nous sommes tout à
fait réalistes quand nous réclamons la création d'un fonds «Forêts
pour le climat» qui est une réponse à la déforestation» a expliqué
Gerd Leipold.
D'après Greenpeace, un accord mondial ne pourra être trouvé que
s'il est cohérent, juste et équitable.
La cohérence réclamée par Greenpeace nécessite un abandon
progressif des technologies qui dégradent le climat, et en premier
lieu le charbon, qui est le premier responsable des dérèglements
climatiques, mais aussi de toutes les fausses solutions, comme le
nucléaire et le captage et le stockage du carbone, qui détourne les
moyens financiers, et les ressources industrielles des seules vrais
solutions qui sont l'efficacité énergétique et le développement des
énergies renouvelables.
«Oui, les sommes à mettre en œuvre sont importantes. Oui,
l'effort est d'une ampleur inégalée. Oui, la situation économique
mondiale n'est pas la plus favorable. Mais, Il est essentiel,
aujourd'hui, que les décideurs politiques aient la maturité
nécessaire pour prendre ces décisions difficiles, car le coût de
l'inaction serait beaucoup, beaucoup plus élevé» a martelé Gerd
Leipold.
Pour Paul Delaunois, la position du Luxembourg, par rapport à
Copenhague est toujours aussi ambigüe. «Nous n'avons toujours pas
d'information précise sur les engagements en terme de réduction
domestique des gaz à effet de serre, le Luxembourg est prêt à
accepter. Nous ignorons combien d'argent additionnel le
gouvernement a prévu dans ce cadre et enfin, nous doutons de
l'intérêt de Jean- Claude Juncker sur ce sujet tellement
primordial» a-t-il conclu.
Other contacts:
Paul Delaunois, directeur: 621 49 30 14
Daniela Pichler, chargée de communication: 621 25 21 99