Le ministre de la Santé du Luxembourg, M. Mars di Bartolomeo, a interdit la culture de la pomme de terre OGM "Amflora" de BASF au Luxembourg
Le message politique est courageux et sans appel possible: Le
Luxembourg clame haut et fort qu'il n'est pas prêt à se laisser
dicter un menu OGM par la Commission européenne. Après l'Autriche,
le Luxembourg est le deuxième Etat membre de l'Union européenne à
prendre la décision de protéger les consommateurs et l'agriculture
des conséquences négatives d'«Amflora». Greenpeace et les
organisations partenaires de l'Initiative «Luxembourg sans OGM» (2)
félicitent le Ministre de la Santé d'avoir pris ses responsabilités
dans l'intérêt du consommateur et encouragent le Gouvernement à
continuer de s'opposer résolument à la politique pro-OGM de la
Commission européenne.
Le 2 mars 2010, la Commission européenne avait autorisé la
culture, l'utilisation dans les matières fourragères et la présence
jusqu'à 0,9% dans l'alimentation humaine de la pomme de terre OGM
«Amflora» développée par le géant allemand de la chimie BASF et
ceci malgré les évidences scientifiques relatives au risque de
résistances aux antibiotiques. Greenpeace et les organisations de
l'Initiative «Luxembourg sans OGM» avaient fortement critiqué
l'attitude de la Commissaire européenne du Luxembourg, Viviane
Reding qui avait soutenu l'autorisation de la pomme de terre
OGM.
Les deux seuls OGM autorisés à la culture dans l'Union
européenne, le maïs OGM MON810 de Monsanto et la pomme de terre OGM
«Amflora» de BASF étant interdits aux Luxembourg, le Luxembourg est
à nouveau libre de toute culture OGM. «Nous félicitons le
Gouvernement et en particulier le Ministre de la Santé de la
décision d'interdire la pomme de terre OGM, une décision courageuse
et prise dans les meilleurs délais possibles, pour protéger
l'agriculture et les consommateurs du Luxembourg contre les effets
négatifs d' «Amflora». C'est un signe politique fort envers la
Commission européenne qui a annoncé sa volonté d'imposer de plus en
plus d'OGM à l'Europe!», déclare Maurice Losch, chargé de campagne
OGM de Greenpeace Luxembourg.
Greenpeace et les organisations de l'Initiative «Luxembourg sans
OGM» tiennent toutefois à rappeler que procédure d'évaluation et
d'autorisation des OGM dans l'Union européenne est défaillante et
doit être réformée. Les effets à long terme des OGM sur
l'environnement et sur la santé, ainsi que leurs coûts
socio-économiques pour toute la filière agricole ne sont
actuellement pas pris en compte. «Nous demandons au Gouvernement
luxembourgeois de continuer son engagement en faveur réforme de la
une procédure d'évaluation et d'autorisation des OGM qui protège
directement au niveau européen les consommateurs, l'environnement
et l'agriculture des effets négatifs des OGM», déclare Maurice
Losch de Greenpeace Luxembourg.
Other contacts:
Maurice Losch, chargé de campagne OGM, Greenpeace Luxembourg
Tel.: 621 215 024, email: 
Notes:
(1): L’autorité en charge de la sécurité alimentaire en Europe (EFSA) avait rendu par le passé un avis favorable sur l’autorisation de la pomme de terre transgénique de BASF et ceci malgré le risque évident de résistances à des antibiotiques importants.
(2): Les 29 organisations de l’Initative «Luxembourg sans OGM»:
Aide à l’Enfance de l’Inde, Association Solidarité Luxembourg Nicaragua, ASTM, Attac Luxembourg, Bauerenallianz, bioLABEL Lëtzebuerg, BIONA, Caritas Luxembourg, Demeter Bond Lëtzebuerg, Église Catholique à Luxembourg, Ëmweltberodung Lëtzebuerg asbl. (EBL), FCPT – SYPROLUX, FNCTTFEL – Landesverband, Fondation Hëllef fir d’Natur, Frères des Hommes, GREENPEACE Luxembourg, Haus vun der Natur, Initiativ Liewensufank, LCGB, Lëtzebuerger Natur- a Vulleschutzliga, Lëtzebuerger Landesverband fir Beienzuucht, Life asbl., Mouvement Écologique, OGBL, Slow Food Lëtzebuerg, SOS Faim Luxembourg, Stroossekanner Sao Paulo a.s.b.l., TransFair – Minka a.s.b.l., Union Luxembourgeoise des Consommateurs (ULC)