Le plan national d’allocation de quotas de CO2 du Luxembourg rejeté par la Commission européenne

Communiqués de presse - novembre 29, 2006
Greenpeace félicite la Commission européenne d’avoir pris ses responsabilités pour lutter contre les changements climatiques en rejetant le plan national d’allocation de quotas pour la période de 2008 – 2012 (PNAQ II) du Luxembourg, ainsi que les plans de neuf autres pays membres de l’Union européenne.

Des militants Greenpeace fixent une bannière sur un bâtiment de la centrale turbine gaz vapeur pour rappeler aux industriels et au gouvernement que «Les émissions de CO2 nuisent gravement à l’environnement».

Le gouvernement luxembourgeois, en suivant les demandes des industries concernées, avait attribué des droits d'émission s'élevant à 3,95 millions de tonnes de CO2 par an aux installations couvertes par le système d'échange de quotas, alors que les émissions vérifiées en 2005 de ces installations n'étaient que de 2,6 millions de tonnes de CO2. Dans sa décision concernant les plans nationaux d'allocation de quotas d'émissions de gaz à effet de serre publiée aujourd'hui, la Commission européenne n'accorde au Luxembourg que 2,7 millions de tonnes de CO2 par an pour ces installations. Le Luxembourg se voit donc contraint de réduire les émissions attribuées de plus de 30%.

Greenpeace Luxembourg avait sévèrement critiqué le PNAQ II du Luxembourg et avait demandé à la Commission européenne de le rejeter. D'après l'analyse de Greenpeace, le PNAQ II du Luxembourg n'était pas cohérent avec plusieurs réglementations européennes et internationales.

«Il ne suffit pas de faire de beaux discours lors des conférences internationales pour sauver le climat, mais il faut surtout mettre en œuvre des actions concrètes pour réduire les émissions domestiques», a déclaré Roger Spautz de Greenpeace Luxembourg. «Le droit de polluer gratuitement attribué par le  gouvernement aux différentes installations ne présentait aucune incitation à réduire les émissions de CO2; au contraire, cette surallocation leur donnait encore la possibilité de vendre les tonnes de CO2 non utilisées sur le marché international», a conclu Spautz.

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Roger Spautz, tel: 54 62 52 27 ou 621 23 33 61