Communiqués de presse - août 19, 2008
Ce matin plusieurs militants Greenpeace ont manifesté à Capellen devant la représentation du groupe indien TATA en Europe. Greenpeace demande à l'industriel indien TATA d'abandonner son projet de port industriel programmé sur une des dernières plages servant de refuge de reproduction aux tortues de mer géantes "tortues olivâtres", une espèce menacée d'extinction.
Greenpeace demande à l'industriel indien TATA d'abandonner son projet de port industriel programmé sur une des dernières plages servant de refuge de reproduction aux tortues de mer géantes "tortues olivâtres", une espèce menacée d'extinction.
Les tortues olivâtres, témoins vivants d'un autre âge, disposent
d'un don d'orientation inné et parcourent des milliers de
kilomètres pour venir pondre leurs œufs précisément sur la plage
sur laquelle elles ont vu le jour. Ce comportement rend l'espèce
extrêmement vulnérable. Suite à l'occupation des plages en question
par l'homme, des populations entières de tortues olivâtres ont déjà
disparu.
Les plages du Sanctuaire marin d'Orissa Gahirmatha et
Bhitarkanika en Inde constituent l'un des derniers lieux les plus
propices à la reproduction des tortues olivâtres. Tous les ans,
entre décembre et avril, elles débarquent par centaines sur ces
plages pour y pondre leurs œufs. Or c'est justement sur ces plages
que le groupe TATA et en particulier la branche TATA Steel a choisi
de construire un grand port industriel d'une capacité fret de 83
millions de tonnes par année et d'une capacité de stockage de
180.000 tonnes.
Le projet de construction d'un port sur les plages d'Orissa à
Dhamra date des années 1990. Il est depuis longtemps sous le feu
des critiques de nombreuses organisations écologistes, dont
Greenpeace. "En 2005 une étude sur les populations de tortues sur
les plages concernées a été réalisée par la 'Bombay Natural History
Society'. Monsieur Tata avait alors donné sa promesse de changer de
site pour la construction du port au cas où la présence de
populations écologiquement significatives de tortues olivâtres
serait démontrée sur les plages du sanctuaire marin d'Orissa
Gahirmatha et Bhitarkanika. Mais aujourd'hui, malgré la preuve
d'une présence d'importantes populations de tortues olivâtres sur
le site, le groupe TATA n'est plus enclin à modifier son projet.
Greenpeace demande à TATA de tenir parole et de renoncer à la
construction d'un port industriel sur les plages d'Orissa à Dhamra
qui menace la survie de l'espèce des tortues olivâtres", déclare
Maurice Losch de Greenpeace Luxembourg.
"Nous nous sommes également adressé au Ministre de
l'Environnement, Monsieur Lucien Lux, pour lui demander
d'intervenir auprès de l'ambassadeur des Indes, Monsieur Dipak
Chatterjee, et lui transmettre les plus vives inquiétudes de l'Etat
Luxembourgeois relatif au projet de port de TATA qui menace une
espèce inscrite sur la liste de l'héritage mondial de la
biodiversité", a conclu Maurice Losch.
Other contacts:
Maurice Losch, chargé de campagne, tel.: 621 215 024, email: 