Communiqués de presse - juillet 8, 2009
Au moment où les dirigeants des pays les plus riches et les plus pollueurs se retrouvent à l’Aquila pour le sommet du G8, plus de 100 activistes de Greenpeace occupent simultanément 4 centrales à charbon à travers l’Italie, exigeant des chefs d’Etat qu’ils prennent réellement la tête de la lutte contre les changements climatiques.
Over 100 activists occupy 4 coal plants in Italy during the G8 summit.
Très tôt ce matin, des activistes de 18 nationalités se sont
enchaînés à des convoyeurs de charbon, des cheminées ou des grues
dans les centrales à charbon de Brindisi, de Marghera (près de
Venise), de Vado Ligure (près de Gênes) ainsi que dans la centrale
de Porto Tolle.
Greenpeace a des demandes précises et très concrètes concernant
le G8, fondées sur l'urgence mise en lumière par les dernières
données scientifiques. C'est à cette seule condition que la Chine,
l'Inde et les grands pays émergents accepteront de mettre en place
des actions pour limiter leur impact sur le dérèglement du climat.
C'est à cette condition que le Sommet sur le climat qui se
déroulera à Copenhague en décembre prochain pourra accoucher d'un
accord mondial à la hauteur du défi climatique:
Il faut à tout prix limiter la hausse des températures sous les
2°C par rapport à la période préindustrielle;
Pour cela il faut s'assurer que les émissions mondiales de gaz à
effet de serre seront stabilisée d'ici à 2015 et qu'elles
atteindront un niveau proche de zéro en 2050;
Que les dirigeants du G8, en tant que groupe, réduisent leurs
émissions d'au moins 40% d'ici à 2020, par rapport au niveau de
1990;
Que les pays du G8 soutiennent à hauteur de 74 milliards d'euros
par an les actions de réduction des émissions, la protection des
forêts et l'adaptation aux impacts des changements climatiques dans
les pays en développement;
Qu'ils établissement un mécanisme financier pour stopper la
déforestation et les émissions de gaz à effet de serre qui lui sont
associées dans tous les pays en développement d'ici 2020, et
atteindre Zéro Déforestation dans l'Amazonie, le bassin du Congo et
en Indonésie d'ici à 2015.
"Les chefs d'Etat du G8 doivent prendre leurs responsabilités et
arrêter de se cacher derrière les positions des pays émergents ou
la crise économique pour justifier leur inaction. Les pays du G8
sont responsables de 62% des émissions mondiales de gaz à effet de
serre aujourd'hui dans l'atmosphère, tout en ne représentant que
13% de la population. Ils ont clairement une dette climatique.
C'est à eux de faire les premiers pas et d'être exemplaires pour
qu'un accord ambitieux à même d'éviter le chaos climatique soit
adopté à Copenhague", affirme Paul Delaunois, directeur de
Greenpeace Luxembourg.