Il y a vingt ans: l'attentat contre le Rainbow Warrior

Vidéo et photos de la cérémonie en Nouvelle-Zélande

Il y a 20 ans, l'Etat français coulait le Rainbow Warrior en baie d'Auckland et causait la mort d'un de nos photographes: Fernando Pereira. C'était la seule réponse que les services secrets, l'armée, le Ministère de la Défense et la Présidence de la République avaient trouvée à la mobilisation des populations polynésiennes et de l'ensemble du Pacifique contre les essais nucléaires français. C'était la seule réponse qu'ils avaient trouvée à la dénonciation par Greenpeace des conséquences dramatiques du nucléaire, pour la santé, l'environnement et la paix dans le monde. L'«affaire Rainbow Warrior» qui suivit reste l'un des plus gros scandales politiques français.

20 ans après, le monde a-t-il tellement changé? Les Etats-Unis, la France, la Russie, la Grande-Bretagne et la Chine relancent la course à l'armement nucléaire en développant de nouvelles armes, toujours plus «performantes», en dépit de «leur engagement sans équivoque à éliminer complètement leur arsenal nucléaire». De nouveaux pays se sont dotés de l'arme atomique (Israël, Inde et Pakistan). D'autres suivent (Iran et Corée du Nord?). Trente à quarante autres auraient la capacité de l'acquérir en quelques mois, selon l'Agence Internationale à l'Énergie Atomique (AIEA).

Greenpeace est née en 1971 de son combat contre les essais nucléaires américains. L'attentat contre le Rainbow Warrior et la mort de Fernando Pereira ont marqué à jamais notre mémoire et notre identité. La menace nucléaire demeure et notre combat continue: on ne coule pas un arc-en-ciel!

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