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Greenpeace International Executive Director Gerd Leipold

Greenpeace International Executive Director Gerd Leipold

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Luxembourg — Dans le cadre de ses 25 ans, Greenpeace Luxembourg accueille le directeur international de l’organisation, Monsieur Gerd Leipold. Ce dernier s’est permis lors d’une conférence de presse donnée quelques heures avant de rencontrer le ministre du Développement durable et les représentants des ONG luxembourgeoises impliquées dans la lutte contre le changement climatique de rappeler l’urgence et l’importance de la conférence internationale sur le climat qui se tiendra en décembre à Copenhague.

Les Etats du monde entier, représentés pour la plupart par les chefs de leur exécutif, se réuniront du 7 au 18 décembre à Copenhague pour fixer de nouveaux objectifs dans la lutte contre les dérèglements climatiques, afin de poursuivre le travail entrepris par le protocole de Kyoto qui arrivera à expiration en 2012.

«Il faut se rendre compte que si Copenhague est un échec, ce ne sera pas seulement un échec politique pour les leaders actuels, ce sera un échec pour l'ensemble de la planète. Car sans règle, aucune entreprise, aucun état, personne ne sera prêt à faire des efforts supplémentaires et nous courrons tous tout droit vers une catastrophe d'une ampleur inimaginable» a précisé Paul Delaunois, le directeur de Greenpeace Luxembourg.

En illustrant son discours de nombreux exemples, Gerd Leipold a rappelé que les dérèglements climatiques sont en train de causer des dommages très graves aux populations, à l'environnement  et aux économies.

Il a ensuite expliqué que les demandes de Greenpeace, sont uniquement la traduction en éléments concrets des analyses et résultats des scientifiques. «Nous ne sommes pas des fantaisistes quand nous demandons aux pays industrialisés de baisser de 40% leurs émissions de gaz à effets de serre d'ici à 2020 et de réaliser cet effort sur leur territoire. Nous ne sommes pas idéalistes quand nous demandons aux pays industrialisés de mettre 110 milliards d'€ par an pour aider les pays en développement à faire face aux conséquences des changements climatiques et à installer un autre modèle énergétique et enfin, nous sommes tout à fait réalistes quand nous réclamons la création d'un fonds «Forêts pour le climat» qui est une réponse à la déforestation» a expliqué Gerd Leipold.

D'après Greenpeace, un accord mondial ne pourra être trouvé que s'il est cohérent, juste et équitable.

La cohérence réclamée par Greenpeace nécessite un abandon progressif des technologies qui dégradent le climat, et en premier lieu le charbon, qui est le premier responsable des dérèglements climatiques, mais aussi de toutes les fausses solutions, comme le nucléaire et le captage et le stockage du carbone, qui détourne les moyens financiers, et les ressources industrielles des seules vrais solutions qui sont l'efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables.

«Oui, les sommes à mettre en œuvre sont importantes. Oui, l'effort est d'une ampleur inégalée. Oui, la situation économique mondiale n'est pas la plus favorable. Mais, Il est essentiel, aujourd'hui, que les décideurs politiques aient la maturité nécessaire pour prendre ces décisions difficiles, car le coût de l'inaction serait beaucoup, beaucoup plus élevé» a martelé Gerd Leipold.

Pour Paul Delaunois, la position du Luxembourg, par rapport à Copenhague est toujours aussi ambigüe. «Nous n'avons toujours pas d'information précise sur les engagements en terme de réduction domestique des gaz à effet de serre, le Luxembourg est prêt à accepter. Nous ignorons combien d'argent additionnel le gouvernement a prévu dans ce cadre et enfin, nous doutons de l'intérêt de Jean- Claude Juncker sur ce sujet tellement primordial» a-t-il conclu.

Infos contact

  • Paul Delaunois, directeur: 621 49 30 14
    Daniela Pichler, chargée de communication: 621 25 21 99