Page - 14 février, 2011
Le changement climatique mondial est le plus grand défi pour l’avenir de notre planète. L’industrie du nucléaire tente habilement de faire croire que l’énergie nucléaire serait indispensable à la protection du climat. Au contraire: l’énergie nucléaire est une entrave à la véritable protection du climat.
La Suisse est particulièrement concernée par le changement climatique. Elle doit agir d’urgence et prendre des mesures durables en faveur de la protection du climat. Des substituts doivent être trouvés aux sources d’énergie fossiles que sont le charbon, le pétrole et le gaz. L’industrie du nucléaire tire habilement profit de cette situation pour justifier la construction de nouvelles centrales par le slogan "Protégeons le climat en réduisant les émissions de CO2". Mais le compte n’y est pas.
La protection du climat
Près de 440 centrales nucléaires couvrent aujourd’hui environ 2% de la demande mondiale finale d’énergie, avec une tendance à la baisse. Le parc des centrales devrait être considérablement élargi pour que le nucléaire puisse remplacer une part suffisamment importante des énergies fossiles comme le gaz ou le charbon et avoir une influence significative sur la réduction des émissions de CO2. Or, comme plusieurs études le montrent, les ressources nécessaires à un tel scénario n’existent tout simplement pas. Le savoir-faire, les compétences techniques, les fournisseurs et les moyens financiers font en particulier défaut. Ne serait-ce que sur un plan purement quantitatif, l’énergie nucléaire est incapable de contribuer à la protection du climat.
Ttrop lente
Et même si de nouvelles centrales nucléaires permettaient de protéger le climat, cette solution arriverait trop tard. Aucune électricité nucléaire supplémentaire ne pourrait être produite en Suisse avant 2030. Au niveau mondial, un développement massif de l’énergie nucléaire prendrait des décennies. Or, c’est dès aujourd’hui que les mesures durables de protection du climat doivent être prises (LIEN Climat).
Trop chère
L’électricité nucléaire empêche la protection du climat, car avec des investissements chiffrés à pas moins de 20 milliards de francs suisses pour deux nouvelles centrales nucléaires, il ne reste plus suffisamment de moyens pour la promotion des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. Or, seule cette stratégie ferait vraiment avancer la protection du climat en Suisse, comme des études de l’Office fédéral de l’énergie le montrent clairement.
A court de combustible
Les réserves connues d’uranium suffisent encore pour 50 à 70 ans. De nouvelles réserves pourraient certes offrir un répit supplémentaire, mais leur existence est pour l’heure purement hypothétique. Une chose est certaine en revanche: l’uranium, au même titre que le gaz et le pétrole, est une ressource finie qui ne constitue donc pas un mode de substitution approprié. Les énergies renouvelables comme le solaire, l’éolien, ou la géothermie sont au contraire illimitées et gratuitement accessibles.
Rejets de CO2
Dans des conditions optimales, donc rarement satisfaites, l’électricité nucléaire parvient certes à afficher aujourd’hui des niveaux relativement bas de CO2 par kilowattheure produit. Mais puisque les réserves d’uranium de haute qualité et facilement accessibles s’amenuisent lentement, l’extraction de l’uranium sollicitera toujours plus d’énergie à l’avenir. L’impact CO2 de l’électricité nucléaire augmentera donc considérablement.