Le patrimoine de l’humanité est en jeu
Saviez-vous que toutes les deux secondes on défriche une portion de forêt ancienne de la taille d’un terrain de football? Or, les forêts anciennes sont vitales pour notre planète. Elles abritent non seulement des millions de personnes, mais aussi les deux tiers des plantes des millions de personnes et des animaux vivant sur la terre ferme. Elles régulent également le climat, purifient l’air ainsi que l’eau et produisent de l’oxygène. Il est grand temps de mettre fin à cette destruction.
80% des forêts primaires de la planète ont déjà disparu. L'essentiel de la biodiversité terrestre s'y concentre. Préserver ces forêts en Amazonie, dans le bassin du Congo, en Asie du Sud-Est doit être une priorité. Il faut passer d'une logique d'exploitation des forêts à une logique de protection. Cela signifie l'encadrement du commerce du bois et la fin de la conversion de zones forestières en espaces agro-industriels.
Pour participer à cet assainissement du marché du bois, il faut valoriser le bois produit localement et de manière responsable. Les entreprises, les Etats et les consommateurs doivent respecter ces principes lors de leurs achats. Les pays industrialisés doivent financer un fonds international de lutte contre la déforestation. Ce fonds offrirait aux pays forestiers des incitations financières pour qu'ils préservent leurs forêts. Ces pays doivent également être soutenus dans le domaine de la gouvernance et de l'application des lois. Cela implique un contrôle strict des titres de propriété forestière.
Lors du Sommet de la Terre, en 1992, les gouvernements de 187 pays avaient adopté la "Convention sur la diversité biologique". L'objectif était de préserver la biodiversité animale et végétale, par exemple en créant des aires protégées. Malheureusement, la Convention est restée lettre morte. Il faut la mettre en œuvre pour que la biodiversité, notamment en milieu forestier, soit enfin préservée.